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PSG: polémique au lendemain des incidents au Trocadéro

La fête du titre du PSG a dégénéré mardi au Trocadéro

La fête du titre du PSG a dégénéré mardi au Trocadéro - -

Les festivités qui devaient marquer le titre de champion de France de football du PSG, lundi sur la place du Trocadéro à Paris, ont été gâchées par les débordements. Ces incidents ont provoqué de nombreuses réactions, notamment dans l'opposition, qui a mis en cause la responsabilité du préfet de police et du gouvernement. Vidéos, déclarations: revivez les heures qui ont suivi les incidents du PSG.

Affrontements entre ultras et policiers, autocar pillé au pied de la tour Eiffel, voitures et vitrines vandalisées: de violents incidents ont gâché lundi les cérémonies au Trocadéro pour le troisième titre de champion de France du Paris SG, provoquant une polémique sur le dispositif de sécurité mis en place. L'opposition met ainsi en cause "l'amateurisme" de la préfecture et du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.

>> Ce live est terminé. Retrouvez ci-dessous les déclarations de mardi matin, quelques heures après les incidents au Trocadéro.


14h45 - La ligue de football réagit. Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), dit assumer sa "part de responsabilité" dans ce qu'il qualifie de "fiasco", reconnaissant qu'il avait "donné [s]on accord pour que le trophée soit remis, non dans l'enceinte du Parc des princes, mais en ville, afin d'en faire profiter tous les parisiens".


14h40 - Michèle Delaunay fait polémique. La ministre déléguée aux Personnes âgées a commenté l'affaire du PSG sur Twitter: "Avec le Grand Stade de Bordeaux, nous aurons nous aussi nos bons vrais hoolligans. Ce n'est qu'une des raisons de mon opposition au foot business". Un tweet peu apprécié sur le réseau social, comme l'explique Sud Ouest.

Avec le #GrandStade de Bordeaux, ns aurons ns aussi nos vrais bons hulligans. Ce n'est qu'une des raisons de mon opposition au foot business
— Michèle Delaunay (@micheledelaunay) 14 mai 2013


14h35 - Le PSG et... le tourisme. Les incidents de lundi soir ne devraient avoir "aucun impact" sur la fréquentation touristique à Paris, selon des analystes et des professionnels du tourisme interrogés par l'AFP."Ces débordements sont liés au sport, comme cela peut souvent arriver. Ces événements ont été heureusement ponctuels et il ne faut pas leur donner l'importance qu'ils n'ont pas", plaide Paul Roll, directeur de l'Office de tourisme de Paris.


14h18 - Un CRS raconte. Dans une interview à Métro, Philippe, un CRS présent au Trocadéro lundi soir, défend le travail de la police: "sans les forces de l'ordre, sans le professionnalisme et sans la réactivité des CRS notamment, les violences auraient été bien pires. Nous avons vraiment limité la casse. (...) Il y a eu une trentaine de blessés, c'est trop mais ça aurait pu être bien pire", explique-t-il.


14h00 - Deux députés PS demandent la dissolution d'un club de supporters. "S'il se confirme que les auteurs de ces actes sont membres d'un club de supporters identifié pour ses débordements (...), nous demandons la dissolution de ce club", écrivent dans un communiqué Christophe Caresche et Jean-Marie Le Guen, députés de Paris.


13h36 - Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, juge que "les autorités gouvernementales ont cédé au club". "Cela a été très mal géré (...). Il y a une mauvaise appréciation de la situation. La préfecture de police a mal apprécié le lieu, la situation....", a-t-il déclaré.


13h20 - "C'est un fiasco, confie au Point.fr un responsable policier chevronné. J'ai honte pour la préfecture de police." Le site de l'hebdomadaire révèle que le groupe violence urbaine de la direction du renseignement de la préfecture de police (PP) de Paris avait alerté sa hiérarchie sur les risques de débordement.


12h45 - Valls: "François Hollande est indigné". Au sujet du président François Hollande, qu'il a rencontré dans la matinée, Manuel Valls, invité de BFMTV, confie que le chef de l'Etat s'est montré "indigné" par la situation.

Mis en cause par l'opposition pour sa gestion des nombreuses violences qui ont émaillées les festivités pour le PSG lundi soir, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls se défend sur BFMTV et joue la carte de l'ultra-fermeté.

Aux forces de l'ordre et au préfet de police, mis en cause également par l'opposition, Manuel Valls a réitéré son soutien. "Les responsables sont les casseurs, les forces de l'ordre ont fait leur travail, et gardent toute ma confiance. [...] A l'évidence, le PSG est encore malade de ses supporters."

Manuel Valls rencontrera la direction du PSG ce mardi après-midi.


12h20 - "Une belle fête samedi soir..." Bertrand Delanoë a déploré les débordements survenus lors de la célébration du titre du PSG. Il souhaite néanmoins que ces évènements ne gâchent pas le match du Paris Saint-Germain samedi soir au Parc des Princes face à Brest.

"J'espère qu'on pourra faire une belle fête samedi soir au Parc des Princes autour d'un vrai match de foot et fêter nos champions", a ajouté le maire de Paris.


12h10 - VIDEO - Un bus de touristes pillé! Les images sont sidérantes et ont été filmées lundi soir aux abords du Trocadéro. Un groupe de personnes arrête un bus puis vide les soutes avant de prendre la fuite.


12h00 - L'UMP demande une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Le groupe UMP à l'Assemblée a décidé de reprendre à son compte cette proposition de l'ancien président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, dans le cadre de la faculté dont dispose chaque groupe d'opposition d'obtenir, une fois par an, la création d'une commission d'enquête, à condition qu'elle ne soit pas rejetée par les trois cinquièmes des députés.


11h00 - Le PSG réagit sur sa page facebook et publie un message aux "vrais supporters". "Ceux qui veulent détruire notre rêve d’un grand club digne de Paris ont gâché notre joie hier, mais l’avenir appartient au Paris Saint-Germain et à ses vrais supporters."


10h55 - Les "ex-abonnés du PSG" réagissent et réfutent les accusations dont ils se sentent victimes. "Les anciens abonnés du PSG, n'ont pas, et n'ont jamais, envisagé de nuire à la célébration du titre [...] Nous ex-pensionnaires des virages du Parc des princes boycottons le stade et les produits du club [...] Or, regardez les images que les medias ont diffusé en boucle: les casseurs arborent pour la plupart les maillots que nous refusons de porter".

Sur BFMTV, Manuel Valls a annoncé que la manifestation prévue dimanche 19 mai, Porte de la Muette à Paris est annulée.


10h35 - Jean-François Copé, le président de l'UMP, demande le départ du préfet de police de Paris, Bernard Boucault, qui "a failli à sa mission", selon lui, face aux violences qui ont émaillé la fête du PSG à Paris. Dans une déclaration à la presse, le député-maire de Meaux dénonce "l'amateurisme", une "faillite dans l'aptitude au commandement". "Je ne vois pas comment le préfet de police peut être maintenu dans ses fonctions", ajoute-t-il, demandant au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, de "prendre ses responsabilités".


09h32 - Le PSG s'excuse. "Tous les membres du club, les joueurs et les dirigeants, expriment auprès de leurs supporters fidèles et passionnés leur profond regret d'avoir dû écourter les cérémonies de remise du trophée." Le club donne rendez-vous à ses supporters lors de la rencontre qui doit l'opposer à Brest, samedi au Parc des Princes, "pour fêter dans la joie et l'unité le premier titre remporté par le Paris Saint-Germain depuis 19 ans."


09h27 - Manuel Valls annonce que la présentation du trophée l'Hexagoal, prévue ce mardi soir, devant l'Hôtel de Ville à Paris, est annulée. "Toute manifestation publique, dans l'espace public, dans les heures qui viennent autour du Paris Saint Germain n'est évidemment pas possible", assure-t-il sur Europe 1.


08h38 - Ségolène Royal apporte son soutien à Manuel Valls. "Demander la démission de Manuel Valls, ce n'est pas sérieux", assure-t-elle sur BFMTV. Interrogée sur les responsabilités dans ces violences survenues rive droite à Paris, la présidente de Poitou-Charentes a répondu: "Les premiers responsables sont ceux qui ont choisi ce lieu". "On sait que les ultras sont interdits de stade, pourquoi est-ce que cette fête n'a pas eu lieu dans le stade au lieu d'être en plein air, sur l'espace public?"


08h35 - "Il y a eu des agressions extrêmement violentes". Rachida Dati estime que les violences de lundi soir sont dues à la politique menée par le gouvernement.


08h30 - Sur Twitter, Nadine Morano qualifie Manuel Valls de "menteur" et estime que le ministre "a signé hier son incompétence".

Valls est un menteur !la police n'est pas en cause, c'est de leur patron, le Ministre de l'intérieur a signé hier son incompétence
— Nadine Morano (@nadine__morano) May 14, 2013


08h20 - "Il y a eu 32 personnes blessées et 39 interpellations", annonce Manuel Valls sur Europe 1. "C'est dans la rue que les supporters veulent fêter les victoires. A l'évidence, le football est encore malade", constate-t-il.

08h10 - Le dégoût des supporters. Devant les caméras de BFMTV, lessupporters racontent leur déception.


08h00 - François Fillon demande une réaction de François Hollande. Sur Twitter, l'ancien Premier ministre parle de "fiasco" et demande au président de la République "de sanctionner sans délai les responsables".

Je demande à François Hollande de sanctionner sans délai les responsables du fiasco de la soirée d'hier #Trocadéro #PSG
— François Fillon (@FrancoisFillon) May 14, 2013

Je demande que les casseurs soient identifiés et déférés dans les plus brefs délais devant la justice #Trocadéro #PSG
— François Fillon (@FrancoisFillon) May 14, 2013


07h35 - Le titre du PSG, une soirée de chaos. Voici une vidéo résumant les affrontements entre ultras et CRS qui ont eu lieu lundi soir au Trocadéro:


07h30 - Le choix du Trocadéro suscite la polémique. A-t-on sous-estimé l'ampleur et les risques de la fête? La question est posée par les syndicats de police, par les supporters du PSG et par la droite qui en profite, via le maire du XVIe arrondissement de Paris Claude Goasguen, pour demander la démission du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.


07h25 - Qui sont les casseurs? Filmées par les caméras du monde entier, des images hallucinantes d'affrontements et de pillages avec la place du Trocadéro et la Tour Eiffel en arrière plan. Qui sont les responsables des violences?

Des supporters du PSG, en conflit avec le club, mais pas seulement. Des casseurs étaient venus aussi profiter de l'occasion pour piller les magasins. Un point commun: les uns comme les autres semblent avoir planifié leurs actions.

07h15 - Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris, la soirée du PSG a été "un vrai gâchis". "C'est très triste", réagit NKM au micro de BFMTV. "Il y a un défaut d’organisation avec cet échafaudage quasiment en accès libre. Les débordements, ça s’anticipe".

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07h03 - Le secrétaire national de l'UMP Jérémy Redler se dit "étonné" de "l'amateurisme" avec lequel l'événement aurait été préparé par le ministère de l'Intérieur et la Préfecture de Police de Paris. Dans un communiqué, cet élu du XVIe arrondissement de la capitale demande au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, de "faire toute la lumière sur cette scène de guérilla urbaine".

07h00 - La présidente du Front national, Marine Le Pen, dénonce des "déferlements de racailles" et lance un appel à un "sursaut face à cette gangrène". "La France est assise sur un volcan: à n'importe quel moment la situation peut exploser et l'ultraviolence se déchaîner contre les honnêtes gens", ajoute dans un communiqué la dirigeante d'extrême droite, qui réclame "la tolérance zéro contre ces racailles qui se croient tout permis sur notre territoire."
06h30 - Pour les quotidiens de ce mardi matin, pas de doute, la fête du PSG est gâchée. "Les cérémonies organisées hier à Paris, pour célébrer le titre du PSG ont été gâchées par des incidents impliquant des supporters violents et des casseurs", déplore ainsi Le Parisien.

06h00 - Le PSG, propriété du fonds qatari QSI, dénonce "quelques centaines de casseurs qui n'ont rien à voir avec le football" et s'est dit "plus que jamais déterminé" à poursuivre son projet de grand club européen "loin des agissements de ceux qui veulent détruire son rêve".

06h00 - La ministre des Sports Valérie Fourneyron confie via un communiqué son indignation quant aux incidents ayant eu lieu à l’occasion des festivités organisées à Paris pour célébrer le titre du PSG. "Je condamne avec la plus extrême fermeté les débordements de violence inacceptables qui ont éclaté en fin de journée sur l’esplanade du Trocadéro, sur le Champ-de-Mars et sur les Champs-Elysées (…) Je suis profondément déçue et en colère que, à la faveur d’une manifestation sur la voie publique, quelques-uns aient réussi à confisquer le plaisir de l’immense majorité des supporteurs du club et à ruiner la célébration que méritaient les joueurs du PSG".

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|||>> L'ESSENTIEL

• 32 personnes ont été blessées, dont trois policiers

• 42 personnes ont été interpellées

• L'UMP demande le départ du préfet de police

Samuel Auffray et Hélène Favier