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Procès Bygmalion: Nicolas Sarkozy vif et ferme face au tribunal

Procès Bygmalion: Nicolas Sarkozy vif et ferme face au tribunal

Nicolas Sarkozy arrive au tribunal, le 15 juin 2021.

Nicolas Sarkozy est attendu mardi au tribunal, pour son interrogatoire sur les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.

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"Un système que je ne connaissais pas", assure Sarkozy

L'ancien chef de l'État a répondu avec fermeté voire une forme de colère aux questions du tribunal.

Grands gestes à l'appui, Nicolas Sarkozy a nié avoir eu affaire à la logistique de la campagne.

"Une fois que j’avais la mélodie de la campagne, ma priorité organisationnelle c’était de réunir ma famille politique", a-t-il ajouté. "Je ne peux pas décrire un système que je ne connaissais pas."

Nicolas Sarkozy a rejeté avec force l'idée que sa campagne s'est emballée:

"Elle est où ma campagne qui s’emballe? Elle est où ma campagne en or massif? Je voudrais quon me dise en quoi ma campagne était plus prestigieuse que celle de M. Hollande ou Mme Le Pen?"

Alors que la présidente voulait savoir si c'est lui qui avait donné des instructions pour organiser les meetings, Nicolas Sarkozy a répondu par la négative:

"En 2012, je n’ai pas besoin d’un prestataire ma préoccupation c’etait une bonne sono. Je leur ai dit: ne me faites pas me casser la voix. Je ne suis pas Patrick Bruel, c’est tout ce que je donnais comme consigne."

"Je n'ai rencontré aucun prestataire"

"Je n'ai rencontré aucun prestataire ni en 2007, ni en 2012", assure Nicolas Sarkozy face au tribunal, ajoutant: "Jamais, jamais personne ne m'a cité le nom de Bygmalion". Interrogé sur la multiplication des meetings, l'ancien président répond: "Je n'ai jamais vu une campagne qui ne s'accélère pas".

Nicolas Sarkozy est arrivé au tribunal

L'ancien président de la République est arrivé au tribunal et est entré dans la salle d'audience pour être entendu.

Sarkozystes et copéistes se sont toujours rejeté la responsabilité du scandale

Pour éviter à Nicolas Sarkozy de devoir reconnaître publiquement que ses dépenses avaient dérivé "de manière spectaculaire", "avec les conséquences politiques et financières" qui s'en seraient suivies, dit l'accusation, il a été décidé de "purger" le compte de campagne.

Une thèse à laquelle ne croit pas Nicolas Sarkozy: le prix de ses meetings était "parfaitement en ligne" avec ceux de son opposant François Hollande, avait-il dit aux enquêteurs. Alors, "où est passé cet argent ?"

L'ex-secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, blanchi dans cette affaire et entendu comme simple témoin la semaine dernière, a bien une idée. "Il faut toujours se demander à qui cela profite", avait-il répondu au tribunal alors qu'on lui demandait son "hypothèse" sur la question du procès : qui a ordonné la fraude?

Les sarkozystes et copéistes se sont toujours rejeté la responsabilité de ce scandale qui a causé des déflagrations en série à droite. Quand l'affaire avait été révélée dans la presse en 2014, Jean-François Copé avait d'abord été accusé d'être derrière un système créé pour constituer une "caisse noire" dédiée à son avenir politique.

L'accusation estime que Nicolas Sarkozy a laissé filer les dépenses

Dans le dossier Bygmalion, "l'enquête n'a pas établi" selon l'accusation que Nicolas Sarkozy aurait pu "ordonner", "participer", voir même être informé du système.

Mais le président-candidat, loin d'être "déconnecté de sa campagne", a fait le choix avec son équipe de "meetings spectaculaires et dispendieux", et demandé d'accélérer le rythme - jusqu'à un meeting par jour. Une campagne "d'une rare densité", marquée par une "totale improvisation" des donneurs d'ordre, avait décrit l'accusation

Pour les organisateurs, une consigne: "Faut que ça pète", a résumé au début du procès le responsable des meetings chez Bygmalion, Franck Attal.

L'accusation estime que Nicolas Sarkozy a laissé filer les dépenses, malgré plusieurs alertes claires sur les risques de dépassement, et ainsi "incontestablement" bénéficié de la fraude, qui lui a permis de disposer de "moyens bien supérieurs" à ce qu'autorisait la loi: au moins 42,8 millions au total, soit près du double du plafond légal à l'époque.

L'ancien président comparaît pour "financement illégal de campagne" uniquement

Contrairement aux autres prévenus, renvoyés notamment pour escroquerie ou usage de faux, Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour ce système, et comparaît pour "financement illégal de campagne" uniquement. Il encourt un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende.

Nicolas Sarkozy attendu au tribunal

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'interrogatoire de Nicolas Sarkozy dans le cadre du procès Bygmalion. L'ancien président de la République est attendu ce mardi après-midi au tribunal, pour être interrogé sur les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.

L'ancien chef de l'Etat, qui se fait représenter depuis l'ouverture du procès Bygmalion le 20 mai, sera présent devant le tribunal correctionnel de Paris pour son interrogatoire, prévu à 13h30, a confirmé son avocat Me Thierry Herzog.

Les treize autres prévenus - anciens cadres de Bygmalion et de l'UMP, directeur de campagne, experts comptables - qui ont défilé à la barre, sont tous soupçonnés d'être impliqués à des degrés divers dans le système de double facturation imaginé pour masquer l'explosion des dépenses autorisées pendant la campagne du président candidat à sa réélection.

Le prix réel des quelque 40 meetings organisés par l'agence événementielle Bygmalion avait été drastiquement réduit, et le reste - 80% des factures - réglé par l'UMP (devenu LR), au nom de conventions fictives du parti.

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