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Pitié-Salpêtrière: Agnès Buzyn déplore "une volonté de rentrer dans un lieu de soin"

La ministre de la Santé s'est rendue jeudi à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris pour rencontrer le personnel qui s'est opposé à l'intrusion de manifestants dans un service de réanimation le 1er Mai.

"Il y a eu une tentative d'intrusion, une volonté de rentrer dans un lieu de soin", a déploré jeudi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors d'un point presse à la Pitié-Salpêtrière, au lendemain de la manifestation du 1er-Mai pendant laquelle un groupe de manifestants a tenté de rentrer dans un service de réanimation

"Il n'y a pas eu de dégâts dans la réanimation", s'est félicité la ministre qui a tenu à saluer "le sang-froid" du personnel qui "a eu le bon réflexe" en s'opposant aux manifestants qui se trouvaient sur la passerelle d'accès au service.

Des portes forcées

Refusant de qualifier "d'attaque" cette tentative d'intrusion, comme l'a dit ce jeudi le ministre de l'Intérieur, Agnès Buzyn a souligné "une volonté claire de forcer les grilles puisque les chaînes ont été cassées". Par ailleurs, elle a dit ne pas être "au fait de dégradations ou de vol de matériel informatique".

"Les grilles de l'hôpital étaient fermées, elles étaient cadenassées, il y avait un vigile derrière chaque entrée qui était fermée pour laisser passer la manifestation (…). Les personnes qui ont fait céder la grille ont été informé qu'il s'agissait d'un hôpital", a expliqué la ministre.

Interrogé sur l'intention des manifestants, qui auraient pu tenter d'échapper à une intervention des forces de l'ordre, selon différents témoignages, Agnès Buzyn s'est borné à rappeler que "les forces de l'ordre sont intervenues de façon extrêmement calme sans aucune agressivité et les personnes sont descendues de la passerelle sans aucune violence". 

Benjamin Rieth