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Nantes: condamnés à des stages de citoyenneté pour avoir pendu un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron

Une poupée à l'effigie d'Emmanuel Macron lors d'une manifestation de gilets jaunes, le 12 janvier 2019 à Nice.

Une poupée à l'effigie d'Emmanuel Macron lors d'une manifestation de gilets jaunes, le 12 janvier 2019 à Nice. - Valery Hache - AFP

Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné mardi deux hommes à des stages de citoyenneté à la suite d'une manifestation en 2018 où un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron avait été pendu et brûlé.

Ils ont participé à une manifestation en 2018 au cours de laquelle un mannequin à l'effigie d'Emmanuel Macron a été pendu et brûlé. Mardi, le tribunal correctionnel de Nantes les a condamnés à des stages de citoyenneté, a fait savoir ce mercredi Me Hugo Tran, l'avocat d'un des prévenus, confirmant une information de Ouest-France.

Ils ne sont que deux à avoir comparu mardi devant le juge pour "outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique". Pourtant, le 7 avril 2018, ils étaient nombreux à être rassemblés à Nantes autour du faux procès organisé par un groupe de manifestants. Certains d'entre eux ont pendu un mannequin à l'effigie du chef de l'État à une potence en bois, avant d'y mettre le feu. 

Atteinte à la dignité du chef de l'Etat

L'un des deux prévenus, un quinquagénaire, ivre au moment des faits, a reconnu "avoir asséné des coups au mannequin", mais sans avoir conscience que celui-ci était à l'effigie du président de la République, selon Me Tran, qui avait plaidé la relaxe de son client, dont le casier judiciaire fait état de plusieurs condamnations.

"L'élément intentionnel n'est pas caractérisé au moment des faits. Son geste n'avait absolument pas pour finalité de porter atteinte en connaissance de cause à la dignité du président de la République", a-t-il déclaré.

L'autre prévenu avait le visage masqué au moment des faits. Il s'est présenté à l'audience sans avocat.

Ambre Lepoivre avec AFP