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Les murs de la Sorbonne recouverts de tags "anti-flics"

Des tags "anti-flics" ont été découverts ce mardi sur les murs de la Sorbonne, quelques jours après une agression de policiers aux cocktails Molotov dans l'Essonne.

Les tags flanqués sur les murs de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne sont pour le moins explicites: "J'ouvre une bouteille à chaque fois qu'ils ferment un cercueil d'un flic", "Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort". Les inscriptions ont été découvertes ce mardi sur les murs de l'université rue de Tolbiac détaille le journal Le Parisien. En peinture rouge ou noire, les tags s'étalent sur les murs ou le long des couloirs. 

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé ce mercredi porter plainte. "Je l'ai fait parce que je suis indigné, parce que les policiers payent un lourd tribut pour assurer la sécurité des Français" a-t-il déclaré. L'université

Ces inscriptions sont "constitutives d'apologie de crimes contre des policiers", dit le ministre. "Les auteurs de ces inscriptions seront identifiés et interpellés" et "devront en répondre devant la justice", assure le ministre de l'Intérieur qui réunit mercredi après-midi les responsables de la police et de la gendarmerie afin de leur fixer leur feuille de route annuelle.

A la suite de l'annonce du ministre de l'intérieur, l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a décidé elle aussi de porter plainte.

Sur son compte Twitter, Panthéon-Sorbonne ajoute que "L'université est un lieu d'ouverture, d'apprentissage et de dialogue", et qu'il s'agit de "messages intolérables à l'encontre des fonctionnaires de police laissés sur ses murs", "aux antipodes des valeurs qu'elle défend".

Un acte "ignoble"

Aussitôt les tags découverts, le président de l'université a contacté la police et dans la soirée de mardi, une enquête est ouverte pour "dégradation de biens publics". Aujourd'hui, les faits pourraient être requalifiés d'"incitation à la haine" tandis que des policiers se rendront à la Sorbonne pour mener l'enquête.

"C'est tout simplement ignoble pour les policiers, déclare Yvan Assioma, responsable du syndicat Alliance-Police Paris à BFMTV, on a 4 collègues qui ont essuyé une tentative d'assassinat samedi en pleine après-midi dans l'Essonne, et aujourd'hui de trouver ces inscriptions dans un établissement universitaire, c'est insupportable pour nos collègues, on fait l'apologie d'un crime horrible." 

Ces tags surviennent effectivement dans un contexte particulier pour la police française. Samedi dernier à Viry-Chatillon dans l'Essonne, une bande d'individus encagoulés ont attaqué deux véhicules de la police nationale. Entre dix et vingt personnes ont brisé les vitres du véhicules à l'aide de pierre, avant de jeter une douzaine de cocktails Molotov. L'un des policiers, grièvement blessé, a été placé sous coma artificiel.

M.H. avec AFP