BFMTV

Le cousin de Murielle Bolle parle: "Je sais que je dis la vérité"

Document BFMTV - Le cousin de Murielle Bolle a accepté de répondre aux questions de BFMTV alors que son témoignage est attaqué par les avocats de sa cousine, mise en examen dans l'affaire dite du petit Grégory.

Murielle Bolle sera confrontée à son cousin le 28 juillet prochain alors que ses avocats ne cessent de critiquer ce témoignage sorti de nulle part, 33 ans après le meurtre du petit Grégory et qui a conduit à la mise en examen de Murielle Bolle. Pour autant, et alors qu'une plainte a été déposée contre lui, il maintient ses accusations.

"Je maintiens mes déclarations faites aux gendarmes et aux juges et je rentrerai pas dans le jeu stupide dans lequel tentent de m’entraîner les avocats de Murielle et Marie-Ange" a-t-il expliqué vendredi à BFMTV. "Je sais que je dis la vérité, je sais que je ne mens pas, répète-t-il. C'est quelque chose que j'avais au fond de moi depuis 33 ans". 

"Ce que j’ai fait (…) je l’ai fait pour moi, ma conscience à moi et pour ce gamin parce que même 33 ans après on a l’impression que les gens ont oublié ce gamin qui est décédé." "Aujourd’hui j’ai 54 ans, y a plus de pression familiale (…) Aujourd’hui moi je parle à cœur ouvert et d’autres peuvent parler à cœur ouvert également."

Murielle Bolle en grève de la faim

La déposition du cousin vient conforter la thèse de violences familiales, au soir du 5 novembre 1984, qui auraient conduit à la volte-face de Murielle Bolle devant le juge de l'époque, mais ses avocats parlent d'un "tissu d'inepties". "Nous avons des éléments concrets qui démontrent que des passages entiers de ce témoignage ne peuvent en aucun cas correspondre à la réalité, indique l'avocat de la femme de 48 ans, Me Jean-Paul Teissonnière. Tout sera dévoilé et démontré devant les magistrats."

"Que des avocats pensent que je suis un mytho, que ce que je dis c'est faux, c'est leur droit. Je ne peux pas les en empêcher la seule chose que je veux c'est qu'on me laisse vivre tranquille, répond le cousin de Murielle Bolle. Je suis outré qu'on viole un secret de l'instruction et qu'on jette un homme qui dit la vérité en pâture".

Les conseils de Murielle Bolle sont à l'offensive depuis que leur cliente a entamé une grève de la faim jeudi. Ils déposeront lundi une demande de remise en liberté de cette femme de 48 ans, cible selon eux d'"insultes, cris de haine, menaces de mort" de la part d'autres détenues de la prison où elle est incarcérée.

S.A. avec Jérémie Paire