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Le comité de soutien de Jacqueline Sauvage demande "une grâce totale"

L'actrice Eva Darlan, présidente du comité de soutien de Jacqueline Sauvage, était l'invitée d'Alain Marschall ce jeudi dans BFM Story. Condamnée en décembre pour le meurtre de son mari, celle qui est devenue un symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes, a fait savoir ce jeudi qu'elle renonçait à faire appel de son maintien en prison.

Jacqueline Sauvage n'a plus l'envie, ni la force de se justifier, a confié sa fille à BFMTV. Le tribunal d'application des peines a refusé vendredi de lui accorder une libération conditionnelle, et ce, malgré une grâce partielle accordée par le président de la République. Ses avocates ont indiqué jeudi que Jacqueline Sauvage renonçait à faire appel après cette décision. Eva Darlan, présidente de son comité de soutien, ne baisse pas pour autant les bras. L'actrice a indiqué sur BFMTV qu'elle allait tout faire pour obtenir sa grâce totale.

"La grâce, on l'accorde ou on ne l'accorde pas"

Jacqueline Sauvage a subi les coups de son mari pendant de nombreuses années avant de mettre un terme à son calvaire en tuant son bourreau de trois coups de feu dans le dos. Elle s'est retrouvée au cœur d'une bataille judiciaire qui semble l'avoir épuisée. Condamnée à 10 ans de prison, avec le jeu des remises de peine, Jacqueline Sauvage devrait se trouver derrière les barreaux jusqu'en 2018.

Eva Darlan se demande si cette femme de 68 ans arrivera à tenir. "Elle est dans une descente d'énergie que l'on peut tout à fait comprendre. Cela s'assimile à une dépression assez forte", commente-t-elle. "Elle a tué son mari qui était son bourreau. Elle n'a jamais nié. Finalement, c'était ou elle, ou lui. Ça a été lui", poursuit-elle. Selon, la productrice, Jacqueline Sauvage a été une victime toute sa vie, "le jour où elle a cessé de l'être, elle a commis un geste irréparable".

Eva Darlan explique que pour le magistrat, Jacqueline Sauvage n'est pas prête à sortir et doit encore réfléchir à son geste. L'actrice aurait préféré une décision plus humaine. Elle regrette également que François Hollande n'ait pas pris clairement position. "La grâce, on l'accorde ou on ne l'accorde pas", insiste-t-elle. Le comité de soutien continue son combat en demandant désormais la grâce totale puisqu'il n'y a plus d'appel. Un rassemblement sera organisé le 10 septembre à Paris, le lieu précis sera communiqué quelques jours avant.

Elise Maillard