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Jacqueline Sauvage renonce à faire appel de son maintien en prison

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Condamnée à dix ans de prison, Jacqueline Sauvage s'était vue refuser sa demande de remise en liberté conditionnelle. Malgré une grâce présidentielle, cette femme de 68 ans ne fera pas appel de cette décision.

Jacqueline Sauvage ne fera pas appel de son maintien en détention, ont annoncé ses avocates. Elle est "épuisée de l'acharnement judiciaire à son encontre", ont indiqué Maîtres Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta. 

Elle "pourra déposer une nouvelle demande de libération conditionnelle si elle le souhaite", a précisé à l'AFP la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. Mais, "à ce jour, notre cliente n'est pas dans cet état d'esprit", ont souligné ses avocates.

Carole Marot, une des filles de Jacqueline Sauvage assure que sa mère ne "croit plus en la justice". 

"Elle n’en peut plus de se justifier sans arrêt, Elle est épuisée. Elle ne fera plus de demande de libération conditionnelle et attendra la fin de sa peine".

Ses défenseurs réclament une "grâce totale ou rien"

Eva Darlan, membre du comité de soutien à Jacqueline Sauvage se dit "inquiète pour elle":

"Elle est fatiguée, elle se fait taper dessus tout le temps depuis l'âge de 15 ans, on va l'achever, qu'est ce qu'ils veulent exactement? De toute évidence, elle n'aura pas le courage de continuer. Il n'y a plus le choix, c'est la grâce totale ou rien." 

"La médiatisation des faits" mentionnée par les juges

Le 12 août dernier, le tribunal d'application des peines (TAP) de Melun refusait sa remise en liberté conditionnelle, malgré la grâce partielle accordée par François Hollande. Le TAP avait précisé que Jacqueline Sauvage "ne pouvait prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire".

La décision du tribunal de Melun avait suscité de nombreuses incompréhensions chez ses défenseurs ainsi que parmi les élus. 

Condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, cette femme de 68 ans est devenue un symbole de violences conjugales. Un rassemblement de son comité de soutien, qui continue de demander une grâce totale à François Hollande, aura lieu le 10 septembre prochain.
M.L. avec AFP