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Intrusion au ministère de Griveaux par des gilets jaunes: un militant CGT parmi les 6 personnes interpellées

Des policiers se rendent au ministère des Relations avec le Parlement à Paris le 5 janvier 2019

Des policiers se rendent au ministère des Relations avec le Parlement à Paris le 5 janvier 2019 - Bertrand GUAY, AFP/Archives

Soupçonnés d'avoir forcé l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux à l'aide d'un chariot élévateur le 5 janvier dernier, lors du 8e samedi de mobilisation des gilets jaunes, six individus ont été interpellés ce mardi et placés en garde à vue, dont un militant CGT.

Six personnes soupçonnées d'avoir forcé, avec un chariot élévateur, l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux, le 5 janvier, lors de la 8ème journée de mobilisation des gilets jaunes, ont été interpellées ce mardi, a confirmé le parquet de Paris. 

Empreintes sur le chariot élévateur

Les enquêteurs de la troisième division de la police judiciaire sont parvenus à remonter la piste de six individus grâce aux empreintes qu'ils ont laissé sur le chariot élévateur dont ils se sont servi et à l'exploitation de téléphones et de vidéos, a fait savoir une source proche de l'enquête à BFMTV. 

Quatre premières personnes ont été interpellées ce mardi matin, âgées de respectivement 21, 23, 35 et 46 ans. Elles sont originaires de région parisienne et du département du Nord, a précisé une autre source proche de l'enquête à l'AFP. Parmi elles se trouve une femme.

Un militant CGT de 54 ans

D'après nos informations, les deux autres personnes font partie d'un même famille. Il s'agit d'un militant CGT de 54 ans, originaire du Nord. Lui et son fils ont été auditionnés ce mardi puis placés en garde à vue, d'après une source proche de l'enquête. 

Parmi les six interpellés, certains sont issus de la mouvance d'ultra-gauche. L'enquête est ouverte des chefs de dégradations d'un bien classé ou inscrit commises en réunion, dégradations d'un bien d'utilité publique, dégradations d'un bien par un moyen dangereux, et vol en réunion

Cette violente intrusion avait contraint le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris.

Mélanie Vecchio avec Clémentine Piriou et AFP