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Héritage de Johnny: pourquoi les avocats de David et Laura sont satisfaits de la décision

Laura Smet et David Hallyday, les deux aînés de Johnny Hallyday.

Laura Smet et David Hallyday, les deux aînés de Johnny Hallyday. - AFP

Les deux enfants aînés du chanteur ne vont pas faire appel de la décision rendue vendredi par le tribunal de grande instance de Nanterre. Satisfaits, leurs avocats estiment que la justice considère qu'il y a des moyens "sérieux" pour faire prévaloir le droit français sur le droit californien dans le règlement du testament.

Avantage Laura-David? Selon leurs avocats, la décision du tribunal de grande instance de Nanterre ne fait aucun doute. Vendredi, la chambre des référés a prononcé le gel des biens immobiliers français de Johnny Hallyday, et notamment l'interdiction faite à sa veuve, Laeticia, de disposer ou de vendre la propriété de Marnes-la-Coquette et la villa de Saint-Barthélemy. La mise sous séquestre des droits artistiques a également été ordonnée.

Attendue, la fin de ce premier round judiciaire dans l'affrontement qui oppose les enfants aînés de Johnny Hallyday à sa veuve satisfait les premiers, qui ne feront pas appel de cette décision. Et ce, malgré le fait que la justice ne leur a pas accordé de droit de regard sur l'ultime album de leur père, estimant que ce dernier avait validé son contenu et les conditions de sa sortie. Leurs avocats rappellent que Laura Smet et David Hallyday ne s'étaient jamais opposés à la sortie de cet opus et demandaient simplement à l'écouter.

Vers une reconnaissance du droit français?

C'est toutefois un autre point qui satisfait le camp des aînés. Dans son ordonnance, le juge des référés du tribunal de grande instance de Nanterre reconnaît que Laura Smet et David Hallyday, dans leur requête, font valoir "des moyens sérieux quant à l'applicabilité de la loi française à la succession de Jean-Philippe Smet". Un élément déterminant pour le règlement de cette affaire qui repose sur le testament de Johnny Hallyday dont ses deux aînés ont été exclus.

Le tribunal estime donc qu'au vu des éléments avancés par les deux aînés du chanteur, qui font état de "liens manifestement plus étroits avec la France", sa succession pourrait devoir se régler selon le droit français. Parmi ces éléments figurent le décès en France de Johnny Hallyday, le fait qu'il a reçu des soins en France avant les mois le précédant, les nombreuses années passées dans l'Hexagone pour sa vie d'artiste ou de famille, ou encore le fait que "la notoriété d'artiste dont il jouit est quasiment exclusivement en France".

La justice ouvre ainsi une brèche pour la reconnaissance des droits dans l'héritage de Laura Smet et David Hallyday. En effet, à l'origine de ce conflit, la contestation en justice par les aînés du chanteur de son testament duquel ils sont totalement exclus. En France, il est impossible de déshériter ses enfants en raison de l'article 912 du Code Civil qui assure une "réserve héréditaire" aux héritiers. Or, c'est la loi californienne qui a été appliquée pour la rédaction de ce document qui définit Laeticia Hallyday et ses deux filles, Jade et Joy, comme uniques héritières.

Justine Chevalier