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Gilets jaunes: les manifestations interdites sur les Champs-Elysées et autour de Notre-Dame samedi

7500 manifestaient samedi à 14h pour la 22e journée de mobilisation (illustration).

7500 manifestaient samedi à 14h pour la 22e journée de mobilisation (illustration). - SEBASTIEN BOZON / AFP

Un périmètre d'interdiction a été mis en place après l'incendie de Notre-Dame "pour des raisons de sécurité."

Pour la 23ème journée de mobilisation des gilets jaunes attendu samedi, les manifestations seront interdites aux abords Notre-Dame-de-Paris, après l'incendie la cathédrale, a annoncé ce jeudi la préfecture de police.

L'interdiction de manifester sera en vigueur toute la journée de samedi, dans un périmètre qui comprend essentiellement l'île de la Cité, sur laquelle se trouve la cathédrale, et ses abords immédiats sur la rive gauche de Paris, a expliqué la préfecture dans un communiqué.

Comme chaque samedi depuis plusieurs semaines, les Champs-Élysées et les abords du palais de l'Élysée seront également interdits à la manifestation.

Des appels aux rassemblements à Notre-Dame

La décision concernant les abords de Notre-Dame a été prise car "aucune manifestation revendicative ne saurait se tenir aux abords" du périmètre d'interdiction mis en place après l'incendie "pour des raisons de sécurité" et pour assurer la sécurisation de l'édifice. La préfecture a également justifié sa décision car "certains appels invitent à des rassemblements, rendez-vous ou fins de parcours à proximité de la cathédrale"

Le préfet de police de Paris Didier Lallemand a pris ce jeudi un arrêté instituant un périmètre d'interdiction autour de la cathédrale. Dans la zone définie entre le Boulevard du Palais et la pointe Est de l'île de la Cité, la circulation des personnes et des véhicules est interdite jusqu'à lundi 22 avril. 

La vague de dons pour la reconstruction de Notre-Dame, qui a dépassé le milliard d'euros en une poignée de jours, a suscité des critiques, alors que les "gilets jaunes" réclament depuis des mois dans la rue une hausse de leur pouvoir d'achat et que l'aide aux associations qui s'occupent des plus démunis est en baisse. Des figures du mouvement, comme Ingrid Levavasseur ou Benjamin Cauchy, ont pris la parole pour dénoncer une générosité sélective.

Cyrielle Cabot avec AFP