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Gilets jaunes: l'IGPN saisie de 313 enquêtes judiciaires, mais "pas encore" de poursuites engagées

Une manifestation de Gilets jaunes (photo d'illustration)

Une manifestation de Gilets jaunes (photo d'illustration) - Martin BUREAU / AFP

Le secrétaire d'Etat Laurent Nuñez a toutefois précisé que dans "un peu plus de la moitié" des cas, les affaires ont été transmises aux parquets concernés pour apprécier les suites à donner.

L'inspection générale de la police (IGPN), la police des polices, a été saisie de 313 enquêtes judiciaires "pour des suspicions de violences policières" lors de manifestations des "gilets jaunes", a indiqué ce jeudi Laurent Nuñez sur LCI. Mais à ce jour, il n'a "pas encore" eu de poursuites engagées contre des policiers, a précisé le secrétaire d'Etat à l'Intérieur.

Sur l'ensemble de ces enquêtes, "un peu plus de la moitié ont été transmises aux parquets pour appréciation", a-t-il toutefois ajouté. Fin mai, le procureur de Paris Rémy Heitz avait assuré que des policiers mis en cause pour des violences lors de manifestations de "gilets jaunes" seraient renvoyés devant le tribunal correctionnel "d'ici la fin de l'année".

Les lanceurs de balles de défense dans le viseur

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur arrêtés à la mi-mai, 2 448 blessés ont été recensés côté manifestants et 1 797 parmi les forces de l'ordre, sans plus de précisions sur la gravité des blessures. Les "gilets jaunes", recensent eux 23 personnes éborgnées depuis le début du mouvement le 17 novembre, cinq qui ont perdu la main, un qui a été amputé d'un testicule, un qui a perdu l'odorat et une "dizaine" de manifestants victimes d'autres blessures graves (à la mâchoire, au pied...).

Les manifestants dénoncent notamment l'usage du lanceur de balles de défense (LBD), qui a également fait l'objet de vives critiques de la part d'avocats, de partis politiques et de défenseurs des libertés publiques. Interrogé à ce sujet mercredi sur BFMTV-RMC, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a indiqué souhaiter former "tous les policiers" à son usage en manifestation.

Alexandra Jaegy avec AFP