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Gilets jaunes: 8000 policiers pour sécuriser 14 zones à risques samedi à Paris

En vue de l'acte 4 de la mobilisation des gilets jaunes samedi, un dispositif de sécurité exceptionnel va être mis en place dans la capitale. Plusieurs quartiers parisiens risquent d'être particulièrement sensibles.

La nouvelle journée de mobilisation qui se profile samedi est source de vives inquiétudes. Alors que les autorités redoutent le pire et que l'Elysée dit craindre "une très grande violence", à Paris un dispositif de sécurité exceptionnel sera mis en place.

Le double de policiers déployés

Pour éviter un samedi noir, des moyens policiers hors normes vont être déployés; selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 89.000 policiers vont être mobilisés dans toute la France. Ils seront plus de 8.000 dans la capitale, contre 4.600 samedi dernier lors de "l'acte 3" de la mobilisation.

Fait rarissime, le Premier ministre a annoncé jeudi soir le déploiement de douze véhicules blindés de la gendarmerie, des "VBRG", dans les rues de Paris, pour maintenir l'ordre face notamment à des groupuscules d'extrême gauche et d'extrême droite déterminés à en découdre. Du jamais vu depuis l'évacuation de Notre-Dames-des-Landes en avril dernier.

"Au vue de ce qu'il s'est passé, il est absolument nécessaire de prendre toutes les mesures possibles pour éviter au maximum cette forme de confiscation du mouvement par des casseurs", estime Jérôme Bonnet, porte-parole de la police.

Pour assurer la sécurité, quatorze zones seront sous haute surveillance, comme l'Etoile, les Champs-Elysées, la Concorde, la place Vendôme, la place de la République, Opéra, Bastille ou encore Montparnasse et la Place d'Italie.

Les zones à haut risque à éviter samedi à Paris
Les zones à haut risque à éviter samedi à Paris © BFMTV

"Intervenir sur les différents théâtres d'affrontements"

"On va essayer d'intervenir sur les différents théâtres d'affrontements, d'interpeller le plus rapidement possible les meneurs et les casseurs pour faire en sorte d'étouffer ce type de rassemblement", détaille Denis Jacob du syndicat Alternative Police.

L'exécutif craint une alliance entre ultradroite, ultragauche, "gilets jaunes" les plus remontés et jeunes de banlieue, dont certains se sont livrés à des pillages samedi dernier dans la capitale.

Pour éviter d'avantage de dégradations, les autorités ont également demandé aux commerçants de protéger leur vitrine; samedi 1er décembre plus de 200 commerces, bureaux et agences bancaires ont subi des casses en marge de la mobilisation des gilets jaunes, avait indiqué un peu plus tôt dans la semaine la CCI Paris-Ile-de-France.

Les Parisiens quant à eux, sont appelés à rester chez eux toute la journée de samedi.

Manon Fossat avec BFMTV