BFM Business

Gilet jaune: plus de 200 entreprises dégradées à Paris le 1er décembre

Ce sont 142 entreprises qui ont été fortement affectées (vitrines détruites, traces de fumées, magasins +pillés+) à Paris le 1er décembre conduisant parfois à la fermeture de commerces.

Ce sont 142 entreprises qui ont été fortement affectées (vitrines détruites, traces de fumées, magasins +pillés+) à Paris le 1er décembre conduisant parfois à la fermeture de commerces. - Geoffroy Van Der Hasselt-AFP

Plus de 200 commerces, bureaux et agences bancaires ont été victimes de déprédations à Paris lors de la journée de mobilisation des "gilets jaunes", le 1er décembre, selon un bilan de la Chambre de commerce et d'industrie.

Plus de 200 entreprises de tout type (commerce, agences bancaires, devanture de siège social) ont été affectées directement par les déprédations commises à Paris le 1er décembre lors des débordements ayant accompagné la mobilisation des "gilets jaunes".

Ainsi, "142 entreprises ont été fortement affectées (vitrines détruites, traces de fumées, magasins pillés) par des déprédations conduisant dans certains cas à la fermeture de commerces", indique la CCI Paris-Ile de France. En plus, "95 entreprises ont été plus légèrement affectées (vitrines étoilées, fendues ou rayées, tags, jets de peinture, décorations de Noël dégradées)", poursuit la CCI.

De nombreuses agences bancaires ont été dégradées

Les dégradations sont majoritairement intervenues dans des quartiers centraux et ouest de la capitale, près des Champs-Élysées, du Louvre, de l'Opéra ou encore de la place de la Bastille. La CCI souligne qu'une "part importante d'agences bancaires ont été dégradées", pointant notamment des distributeurs automatiques de billets détruits.

"Même en l'absence de dégâts matériels, certains commerces soulignent une baisse de fréquentation liée à une crainte ressentie par les clients (touristes en particulier) et un report d'achats habituellement faits à cette période de l'année par des clients locaux", ajoute la CCI.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, avait estimé lundi 3 décembre que les dégâts causés par les violences en marge de la manifestation coûteront entre "3 et 4 millions d'euros" pour les seuls "mobiliers urbains", sans inclure les commerces.

F.Bergé avec AFP