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Enceinte, elle perd son bébé dans un accident de la route et demande la reconnaissance d'un "homicide"

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Photo d'illustration - AFP

Une femme enceinte a perdu son enfant dans un accident de la route. Elle veut désormais faire reconnaître ce drame comme homicide involontaire.

Leur petite-fille devait s'appeler Julie, rapporte Le Parisien, ce dimanche. Mais début juin, le jeune couple rencontre la route d'un homme qui a trop bu. Les deux voitures s'entrechoquent et Cécile perd son enfant.

Depuis, le couple a porté plainte contre le conducteur pour coups et blessures involontaires, abus d'alcool et homicide involontaire. Ils espèrent désormais faire reconnaître la perte de leur enfant à naître comme un homicide. 

"Nous avons pris [une] route à double sens. Un chauffard qui arrivait en face roulait à toute vitesse. Il a perdu le contrôle de son véhicule. Il a poursuivi son chemin dans les champs et est revenu sur la route. J'ai freiné, mon conjoint a donné un coup de volant sur la droite. Nous avons été percutés sur l'avant gauche.", rapporte la mère de famille au Parisien

Un accident fatal pour son bébé

Rapidement, les pompiers sont sur place et prennent en charge le père de famille et leur fils de deux ans, légèrement blessés. Mais Cécile doit elle, être désincarcérée. Hématomes, fracture du rachis, elle écope de deux mois d'ITT et d'une minerve pour éviter tout AVC. Le lendemain, elle apprend aussi que cet accident a été fatal à son enfant.

"Un caillot de sang s'était déposé sur le placenta. Le coeur de ma petite Julie avait cessé de battre. C'était la fin de tout"

Mais aux yeux de la justice, ce bébé n'a pas d'existence juridique. Âgé de vingt-trois semaines, pour la loi, ce n'est qu'un foetus. 

"On m'a pourtant bien donné un certificat de décès pour inscrire mon enfant sur le livret de famille et permettre un enterrement, c'est donc un homicide. Il faut changer la loi."

Pour tenter d'alerter les politiques sur cette question, la jeune femme a lancé une pétition.

E. H.