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Emmanuel Macron admet des "violences policières" mais dénonce un "slogan" politique

"Il faut qu’il y ait à chaque fois des sanctions", a assuré le président de la République lors d'une interview accordée au média Brut, ce vendredi.

Lors d'une interview accordée au média Brut ce vendredi, Emmauel Macron est revenu sur les différentes affaires de violences policières de ces dernières semaines. Si le président de la République a reconnu qu'il y avait effectivement des violences policières, il a assuré que les officiers dont le comportement n'avait pas été exemplaire seraient sanctionnés.

"Il y a des policiers violents, là-dessus, il faut prévenir former et surtout sanctionner", a-t-il déclaré.

"Rien ne l'excuse ni le justifie"

En ce qui concerne l'évacuation d'un camp de migrants de la place de la République à Paris le 23 novembre, ce dernier a souligné qu'il n'a "pas à être juge" du dossier.

"Il y a une procédure qui a été lancée et dès le lendemain, il y a une inspection qui a été demandée par le préfet de police et le ministre, qui a permis d’identifier des fautes. Il y aura des sanctions et les auditions continuent. Il faut qu’il y ait à chaque fois des sanctions", a-t-il expliqué.

Puis, Emmanuel Macron a également évoqué le passage à tabac du producteur de musique Michel Zecler dans son studio parisien, le 21 novembre, par quatre policiers. Là aussi, le chef de l'Etat a dénoncé un manque d'exemplarité des gardiens de la paix.

"Il faut comprendre pourquoi ils en sont arrivés là, mais rien ne l’excuse ni le justifie. Ce qui m’a fait honte, ce sont les faits au delà des images", a-t-il martelé.

Un "slogan"

Pour autant, Emmanuel Macron a également tenu à montrer son soutien aux policiers dans l'exercice de leur fonction.

"On veut installer l’idée qu’il y a une violence consubstantielle à la police, un racisme consubstantiel à la police, ça c’est non, je suis contre ça, c’est faux, c’est une manipulation", a-t-il martelé.

En outre, toujours en ce qui concerne les "violences policières", le président de la République a dénoncé un "slogan" utilisé par les Black Blocs et une partie de l'extrême gauche, préférant le terme de "violences par des policiers". "Je n'ai pas de problème à répéter le terme de violences policières mais je le déconstruis", car "c'est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique".

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV