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Drame de Millas: "À l'hôpital, on a été parqués", confie la grand-mère d'une victime

La grand-mère d'une des six victimes regrette l'accueil qui a été réservé aux familles des victimes à l'hôpital quelques heures après le drame.

Après la collision entre un train et un car scolaire à Millas le 14 décembre dernier, la grand-mère de Yonas, une des six victimes, a raconté sur notre antenne les heures qui ont suivi le drame. "À l'hôpital, on a été parqués. Je le dis parce qu'il n'y a pas d'autre mot", a-t-elle expliqué.

"J'en veux directement au directeur de l'hôpital qui a été froid comme du marbre toute la soirée. [...] Il ne savait même pas s'il y avait neuf ou dix enfants en salle d'opération. On était seize familles. Il y avait dix enfants en salle d'opération. Donc on pouvait supposer qu'il y avait parmi les familles les quatre décès", a-t-elle poursuivi.

"Je lui ai sauté dessus, je l'ai giflé"

Prise d'émotion, la grand-mère de Yonas poursuit en expliquant avoir été, avec les autres membres de la famille, "les dixièmes à être appelés" par le personnel hospitalier. "Le directeur, froidement, nous a dit 'Je suis au regret de vous annoncer...' Je n'ai pas entendu ce qu'il a dit après parce que je lui ai sauté dessus, je l'ai giflé, je ne sait pas ce que j'ai fait".

Et la grand-mère de Yonas d'expliquer avoir été approchée par un psychiatre qui l'a prise "dans (ses) bras" avant de lui dire: "Dans la douleur tout est permis". "On a été dirigés par les gendarmes qui nous ont froidement dit 'Voilà maintenant, rentrez chez vous' Il pleuvait, il faisait froid, il était quatre heures du matin", a-t-elle conclu.

P.L