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Disparition de Maëlys: le suspect a nettoyé son coffre avec un puissant produit

Des gendarmes recherchent Maëlys aux Gorges de Chailles, le 6 septembre 2017.

Des gendarmes recherchent Maëlys aux Gorges de Chailles, le 6 septembre 2017. - Jeff Pachoud - AFP

Il apparaît désormais que lors du nettoyage de sa voiture le lendemain de la disparition de Maëlys, le principal suspect aurait utilisé un puissant produit pour le coffre.

L’enquête sur la disparition de la petite Maëlys se poursuit. Disparue dans la nuit du 26 au 27 août lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin en Isère, l’enfant reste introuvable depuis. Le 3 septembre, un homme de 34 ans a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans" puis placé en détention.

S’il continue de nier toute implication dans la disparition de la fillette, plusieurs éléments troublent les enquêteurs. Une trace ADN de Maëlys a notamment été retrouvée sur un élément du tableau de bord de sa voiture, le short qu’il portait lors de la soirée a disparu, il s’est absenté du mariage sur un laps de temps correspondant à l’heure estimée de la disparition, et il a lavé sa voiture le lendemain du mariage, dans le but de la vendre selon lui.

Un produit qui tromperait l'odorat des chiens

C’est ce dernier point qui intrigue à nouveau les gendarmes. Le Dauphiné Libéré rapporte ainsi que le suspect aurait notamment nettoyé son coffre avec un produit habituellement utilisé pour les jantes.

Selon le quotidien, il s’agirait d’un produit qui tromperait l’odorat des chiens et ferait disparaître tous types de salissures.

Après avoir un temps nié que la fillette était montée dans sa voiture, le suspect a reconnu en début de semaine qu’en compagnie d’un autre petit garçon, elle s’était hissée sur la banquette arrière pour vérifier si les chiens de l’homme étaient dans le coffre. Justement, sur ce point de sa défense, le deuxième enfant n'a toujours pas été identifié à ce stade.

Des griffures occasionnées par de la végétation

Les griffures sur le corps du suspect ne sont pas des marques de défense d'une autre personne. Elles sont compatibles avec des lésions occasionnées par de la végétation.

En parallèle, les recherches se poursuivent dans les environs de Pont-de-Beauvoisin. Des plongeurs ont notamment sondé le lac d’Aiguebelette (Savoie) mercredi, où le suspect avait l’habitude de promener ses chiens.

Liv Audigane