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Maëlys: le suspect reconnaît que la fillette est montée dans sa voiture mais nie l'avoir enlevée

L'homme de 34 ans affirme que la fillette serait montée dans la voiture avec un autre enfant, pour voir si des chiens étaient présents dans le coffre. D'autres éléments occupent les enquêteurs.

Mis en examen et placé en détention provisoire dimanche matin, le suspect interpellé dans l'affaire de la disparition de Maëlys nie toujours son implication dans un enlèvement. 

Interrogé par BFMTV, son avocat indique qu'une trace ADN de la fillette a été retrouvée sur un élément du tableau de bord de la voiture du suspect. 

"On a retrouvé une seule et unique trace d'ADN, sur un élément de commande du tableau de bord", a expliqué Me Bernard Méraud.

L'homme écroué, qui a eu une entreprise de dressage canin dans le passé, explique que Maëlys et un petit garçon seraient entrés dans sa voiture, sur la banquette arrière, pour voir si ses chiens étaient dans le coffre.

Une nouvelle technique d'analyse

"Mon client a reconnu que Maëlys, ainsi qu'un autre enfant, étaient montés dans sa voiture pour savoir si les chiens n'y étaient pas", confirme l'avocat, "ce qui n'explique pas que l'on ait pu retrouver une trace d'ADN sur un élément du tableau de bord." Les enquêteurs cherchent aujourd'hui à identifier le petit garçon qui aurait accompagné Maëlys dans cette voiture avant de lui poser quelques questions, selon la journaliste de BFMTV, Julia Van Aelst.

Cette trace d'ADN a été découverte par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) grâce à de nouveaux marqueurs et une nouvelle technique. Au début de l'enquête, le parquet avait désigné un laboratoire privé, qui n'avait pas détecté de trace lors des premières analyses. 

Un mystérieux intervalle

D'autres éléments troublent les enquêteurs. Tout d'abord, cet homme, ami du marié et invité au dernier moment, s'est éclipsé environ une heure de la fête. D'après les justifications qu'il a fournies aux enquêteurs, il s'agissait pour lui de changer son short, tâché de vin. Ce vêtement est aujourd'hui introuvable. D'après l'avocat du suspect, son client l'a jeté à cause de l'état du short. Ce dernier avait d'ailleurs omis d'évoquer cette absence devant les enquêteurs dans un premier temps, avant de le faire durant sa garde à vue. Par ailleurs, l'homme des éraflures aux bras qu'il assure avoir été causées par un contact avec des framboisiers.

Un détail supplémentaire, enfin, intrigue autour de cette intervalle durant lequel le suspect a quitté la soirée. "Il a deux téléphones portables et l'un des deux a été coupé juste dans le créneau horaire où disparaît Maëlys".

Liv Audigane et Robin Verner, avec le service police/justice de BFMTV