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Disparition de Delphine Jubillar: son mari mis en examen pour homicide volontaire par conjoint

A l'issue de 48 heures de garde à vue, Cédric Jubillar a été mis en examen ce vendredi pour "meurtre aggravé". Une qualification retenue en raison de sa qualité de conjoint.

Six mois après la disparition de Delphine Jubillar dans le Tarn, son mari, Cédric Jubillar a été mis en examen pour "homicide volontaire par conjoint" ce vendredi, à l'issue de 48 heures de garde à vue, a annoncé le procureur de la République de Toulouse lors d'une conférence de presse.

L'homme de 33 ans doit maintenant être interrogé par le juge des libertés et de la détention pour trancher sur un éventuel placement en détention provisoire. Le procureur de la République de Toulouse doit donner une conférence de presse vers 16h.

"Ahurissant" pour l'avocat de Cédric Jubillar

"A ce stade du dossier, sans corps, sans connaître les origines d'un décès dont on ignore jusqu'à la réalité, retenir une intention homicide est ahurissant", a dénoncé à nos confrères de l'AFP Jean-Baptiste Alary, l'avocat de Cédric Jubillar.

Interrogé sur d'éventuels aveux pendant sa garde à vue, une source proche de l'enquête a dit à l'AFP que le peintre-plaquiste avait "maintenu ses déclarations malgré de longs interrogatoires. Et dément toute implication dans la disparition de sa femme".

Cédric Jubillar avait été placé en garde à vue mercredi ainsi que sa mère et son beau-père. Ces derniers ont toutefois été relâchés selon le procureur. "Les auditions se sont terminées vers 3h du matin (vendredi)", a confié à l'AFP Me Alary.

Le mari de Delphine Jubillar n'avait jusque-là jamais été formellement mis en cause, bien qu'il soit la dernière personne à l'avoir vu vivante. Cédric Jubillar avait signalé la disparition de son épouse dans la nuit du 15 au 16 décembre du domicile familial de Cagnac-les-Mines, près d'Albi. Après une première procédure pour "disparition inquiétante", une information judiciaire avait été ouverte à Toulouse pour "enlèvement, détention ou séquestration", les enquêteurs privilégiant la piste criminelle.

Des incohérences

Discrètement, les gendarmes ont continué d'enquêter sur la version du mari. Ils ont en effet mis au jour des "incohérences" dans le récit de la nuit de la disparition de Delphine Jubillar.

Le mis en cause assure que son épouse est sortie de la maison le 15 décembre vers 23 heures pour promener leurs deux chiens, en plein couvre-feu, vêtue d'une doudoune blanche et avec son téléphone portable. Les chiens seraient revenus à la maison sans elle, selon le mari.

Réveillé vers 4 heures par les pleurs de leur fille, Cédric Jubillar se serait alors rendu compte de l'absence de son épouse et aurait téléphoné à des amies de cette dernière habitant le village, pensant qu'elle pouvait se trouver chez l'une d'elles. Il avait ensuite appelé la police. En réalité, il semble que la mère de famille ait envoyé une photo d'elle à son domicile, en pyjama, justement vers 23 heures.

Par le service police-justice de BFMTV