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Police-Justice

Ce que l'on sait de l'attaque au couteau à Paris

Un passant a été tué en plein coeur de Paris samedi soir dans une attaque au couteau revendiquée par Daesh.

Une agression au couteau s'est déroulée dans le très fréquenté deuxième arrondissement de Paris samedi soir, faisant un mort et plusieurs blessés. Une attaque revendiquée par le groupe terroriste Daesh et fermement condamnée par le président de la République Emmanuel Macron. Voici ce que l'on sait pour l'heure de cette attaque:

> Le déroulement des faits

Samedi, un peu avant 21 heures, un homme a agressé au couteau plusieurs passants rue Monsigny dans le deuxième arrondissement de Paris, en plein cœur de la capitale près de l’Opéra. Un premier appel à police secours est passé à 20h47. Moins de neuf minutes plus tard, l’assaillant est abattu par les forces de police.

Un policier a fait usage d'un pistolet à impulsions électriques pour maîtriser l'assaillant, qui avait menacé les forces de l'ordre. Puis un deuxième fonctionnaire de police lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement en plein coeur, selon une source policière.

> Le bilan

L'attaque a fait un mort et quatre blessés. Deux d’entre eux ont été blessés grièvement et transférés à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, mais leurs jours ne sont pas en danger. Deux des quatre blessés le sont plus légèrement. Quatre autres personnes ont été conduites dans une cellule d’urgence psychologique.

> La revendication

Quelques heures après l’agression au couteau, l’attaque a été revendiquée par le groupe terroriste Daesh. L'auteur de l'agression à Paris est un soldat de l'Etat islamique", a ainsi affirmé un communiqué attribué par le groupe SITE Intelligence à l'agence de l'EI, Amaq.

> L'assaillant, un Français né en Tchétchénie

L'assaillant, brun aux cheveux longs et à la barbe non taillée, ne portait pas de papiers d'identité, mais on en sait plus ce dimanche matin sur son profil. Il s'agit de Khamzat Azimov, un Français né en Tchétchénie, âgé de 21 ans et naturalisé en 2010. Ses parents ont été placés en garde à vue ce dimanche matin, a indiqué une source judiciaire. 

L'homme était connu des services de renseignement. Il faisait l'objet d'une fiche S depuis 2016, en raison de liens indirects avec une personne se trouvant en Syrie. Il était également inscrit au FSPRT, le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. 

Il avait été entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle. L'homme avait été entendu en tant que simple témoin, en raison de sa relation avec un homme, qui connaissait lui-même quelqu'un se trouvant en Syrie. 

> Une enquête ouverte

Le procureur de la République François Molins a indiqué que plusieurs témoignages assurent que l’assaillant a crié 'Allahou akbar' à plusieurs reprises. La section antiterroriste a été saisie. L'enquête est menée sous les qualifications d'"assassinat" et de "tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "en relation avec une entreprise terroriste". Elle a été confiée conjointement à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste (Sdat).

> Trois interpellations 

Après des perquisitions dans le domicile qu'il partageait avec ses parents dans le XVIIIe arrondissement de Paris, les parents de Khmazat Azimov ont été placés en garde à vue. 

Dans l'après-midi, on apprenait une troisième interpellation, réalisée cette fois-ci à Strasbourg. la personne arrêtée est un ami de l'assaillant. Il est lui aussi né en 1997. 

F.M. et A.S.