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"C'est une somme colossale": Isabelle Balkany à l'assaut des dons pour régler la caution de son mari

Mercredi, la justice rendra sa décision sur la demande de remise en liberté de Patrick Balkany. Si celle-ci est positive, le maire de Levallois devra s'acquitter d'une caution de 500.000 euros pour sortir de prison. Une somme que tentent de recueillir certains Levalloisiens.

Au marché de Levallois, le téléphone d’Isabelle Balkany passe de mains en mains. Au bout du fil, Patrick Balkany, en ligne depuis la prison de la Santé. "Il sait que je suis au marché le dimanche alors il téléphone et tout le monde est ravi de l’avoir", réagit-elle auprès de BFMTV. La maire par intérim arpente ce matin les allées à la recherche de soutiens pour rassembler les 500.000 euros de caution nécessaires à Patrick Balkany si la justice lui accorde sa remise en liberté dans l’attente de son procès en appel.

La semaine dernière, trois Levalloisiens ont créé une association de soutien à Patrick Balkany, officiellement reconnue au Journal officiel samedi. Son objet: permettre à l’édile, condamné en première instance pour blanchiment et fraude fiscale, de "s’acquitter des frais auxquels il doit faire face dans le cadre des procédures judiciaires dont il est l’objet et notamment des cautions qui permettront sa sortie de prison".

"Des causes plus importantes"

Entre les étals, cette initiative divise les habitants de la ville des Hauts-de-Seine. Quelques-uns ont déjà contribué à la cagnotte, comme un remerciement au maire de la ville qui "fait tout pour nous, il a fait une belle ville". D’autres n’ont pas encore participé mais le feront "peut-être", "pourquoi pas?".

Certains jugent au contraire cette quête "scandaleuse": "Je n’y adhère pas du tout. Il y a des causes bien plus importantes".

Malgré les clivages que la cagnotte suscite, le montant nécessaire sera-t-il réuni? Isabelle Balkany reste prudente, "c’est une somme colossale". Mercredi, la justice se prononcera sur la deuxième demande de remise en liberté de Patrick Balkany. Si celle-ci lui est accordée, en plus d’une caution de 500.000 euros, le maire de Levallois sera soumis à un contrôle judiciaire. Sa résidence sera fixée à Giverny, dans l'Eure, avec interdiction de se rendre en région parisienne.

Isabelle Gollentz, Marjorie Marcillac et Emeline d’Harcourt avec Ambre Lepoivre