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Besançon: une battue organisée pour retrouver le corps de la japonaise disparue en décembre

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- - Illustration Archives AFP

Près de 80 policiers sont déployés pour la plus grosse battue organisée pour retrouver le corps de Narumi Kurosaki, l'étudiante japonaise disparue à Besançon en décembre dernier. La police et la justice française demandent toujours l'extradition d'un suspect, l'ex petit ami de l'étudiante, le chilien Nicolas Zepeda Contreras, mais la justice chilienne s'y oppose.

Quelque 80 policiers sont déployés depuis lundi au sud de Dole (Jura) pour retrouver le corps de Narumi Kurosaki, l'étudiante japonaise disparue à Besançon en décembre dernier, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires et policières.

Les enquêteurs de la police judiciaire, aidés par les maîtres chiens de la gendarmerie et les plongeurs de Strasbourg, ont entamé lundi des recherches approfondies dans le secteur de Parcey, à une dizaine de kilomètres au sud de Dole. Un hélicoptère a également été mobilisé pour aider les investigations.

Des cris des pleurs et des coups entendus

"Les sols ne sont plus gelés et on peut recommencer à faire des recherches approfondies sur le terrain. C'est la battue la plus conséquente depuis la fin de l'hiver", a affirmée la procureure de Besançon Edwige Roux-Morizot, précisant que la zone d'investigation était "large".

Bien que le corps de Narumi reste introuvable depuis sa disparition, la police et la justice françaises sont persuadées de son décès. Ils suspectent son ancien petit ami chilien, Nicolas Zepeda Contreras, 26 ans, de l'avoir assassinée.

Narumi Kurosaki, qui étudiait le français à Besançon depuis août 2016, a été vue vivante pour la dernière fois le 4 décembre entre 22h00 et 23h00. Cette nuit-là, plusieurs étudiants logeant dans son immeuble ont entendu des cris, des pleurs et des coups sur les portes et les meubles.

La justice chilienne refuse d'arrêter un suspect

Nicolas Zepeda Contreras a confirmé à la justice chilienne avoir été avec Narumi le soir de sa disparition, mais il nie l'avoir tuée. Il affirme que les bruits entendus par les voisins correspondent à "des rapports intimes". Il dit avoir quitté la jeune fille dans la soirée et ne plus jamais l'avoir revue.

Une demande officielle d'arrestation provisoire et d'extradition de Nicolas Zepeda Contreras a été formulée par la justice française auprès de la justice chilienne. Cette dernière a rejeté la demande d'arrestation du suspect, estimant que les éléments concernant l'implication du ressortissant chilien étaient "assez précaires".

G.D. avec AFP