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Besançon: un policier filmé en train de matraquer un gilet jaune à la tête 

Rassemblement de gilets jaunes à Besançon, le 9 mars 2019. (photo d'illustration)

Rassemblement de gilets jaunes à Besançon, le 9 mars 2019. (photo d'illustration) - SEBASTIEN BOZON / AFP

Une journaliste a filmé samedi 30 mars à Besançon un gilet jaune blessé à la tête après avoir reçu un coup de matraque de la part d'un policier, alors que plusieurs dizaines de casseurs perturbaient la manifestation. La préfecture du Doubs a réagi ce dimanche.

"Il faisait obstruction à l’interpellation d’un casseur principal qui était poursuivi par les forces de l’ordre". La préfecture du Doubs a été sommée de réagir ce dimanche, au lendemain de la diffusion d'une vidéo montrant un manifestant recevant un coup de matraque sur la tête de la part d'un policier, lors d'un rassemblement de gilets jaunes samedi à Besançon.

Sur ces images, filmées par la journaliste indépendante Emma Audrey, on voit un homme vêtu d'un gilet jaune se faire frapper à la tête avec une matraque alors que la situation devenait tendue dans les rues de la ville où une trentaine de casseurs était venue perturber la manifestation. Blessé à l'arcade sourcilière, le manifestant au visage ensanglanté est ensuite pris en charge par une équipe de medics présente sur les lieux.

"Il essayait de ramasser une bombe lacrymogène"

Interrogé par Le Parisien, le directeur de cabinet du préfet du Doubs souligne que "dès 16 heures, le préfet avait demandé aux gilets jaunes de quitter la manifestation au vu des violences". "Une trentaine de casseurs était présente et voulait aller au contact des policiers, leur jetait des projectiles", poursuit Nicolas Regny, qui précise que cette vidéo a été tournée "lors de la fin de dispersion d’un attroupement, en pleine interpellation de casseurs".

"C’est à ce moment-là qu’on voit l’homme matraqué. Il faisait obstruction à l’interpellation d’un casseur principal qui était poursuivi par les forces de l’ordre, en haut de l’allée", assure-t-il, évoquant "un contexte de manifestation très violente pour Besançon".

La préfecture du Doubs assure par ailleurs que le manifestant "essayait de ramasser une bombe lacrymogène pour la lancer sur les forces de l’ordre". Une version contestée par la journaliste, auteure de la vidéo, qui décrit un manifestant "pacifiste" qui a été "frappé avec haine et force".

Mélanie Rostagnat