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Attentats: les enfants des victimes pourront obtenir le statut de pupille de la Nation

De nombreuses victimes étaient parents de jeunes enfants.

De nombreuses victimes étaient parents de jeunes enfants. - Loic Venance - AFP

La secrétaire d'Etat en charge de la Famille, Laurence Rossignol, a assuré lundi que les enfants des victimes tuées au Bataclan ou dans les rues de Paris vendredi 13 novembre pourront réclamer la protection de l'Etat.

Quel avenir pour les enfants des victimes des attentats du 13 novembre? La secrétaire d'Etat en charge de la Famille a assuré lundi que ces derniers sont en droit de réclamer le statut de pupille de la Nation. "Les enfants des victimes des attentats pourront le demander", a confirmé Laurence Rossignol sur La Chaîne Parlementaire, alors que la plupart des victimes étaient âgées entre 25 et 40 ans et étaient parents de jeunes enfants.

"Il ne faut pas hésiter", a martelé la secrétaire notamment en charge de l'Enfance. Ce statut datant "de la guerre 14-18", permet à la Nation "d'accompagner des enfants dont la vie de famille a été brisée", détaille-t-elle. "Il n'est pas nécessaire d'avoir perdu deux parents pour prétendre à ce statut", a encore précisé Laurence Rossignol.

"Un enfant qui a perdu un parent pourra y prétendre".

"Des subventions pour accompagner l'enfant"

Dans les textes, le statut de pupille de la Nation, institué en 1917, est accordé aux orphelins de moins de 21 ans "dont le père, la mère, ou le soutien de famille a été tué par l'ennemi ou est "à l'occasion (...) d'un acte de terrorisme". Aujourd'hui, la France compte 341 pupilles qui sont sous la responsabilité de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG). Le soutien financier apporté est "proportionnel aussi aux revenus de la famille". 

En janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo, certaines familles n'ont pas fait la demande du statut de pupille de la Nation. "C'est un statut qui apporte essentiellement des aides, des allocations, des subventions pour accompagner l'enfant pendant toute son éducation, sa scolarité et aussi dans l'entrée dans la vie".

Instruction des dossiers

"Ce n'est pas le même que le statut de pupille de l'État" puisque les familles "gardent toutes compétences pour élever cet enfant", ce statut étant "surtout un accompagnement dans les charges de l'éducation pour le parent restant et la famille", a souligné Laurence Rossignol.

Laurence Rossignol n'a pas pu préciser le coût pour l'État ni le nombre d'enfants concernés. "Il faut que les dossiers soient instruits", a-t-elle souligné. "L'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, qui gère le statut des pupilles de la Nation et les subventions qui vont avec, est aujourd'hui en capacité de répondre aux demandes, nous n'avons pas de problème budgétaire sur ce fonds". 

J.C. avec AFP