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Attentats du 13-Novembre: pour Éric Dupond-Moretti, "la justice doit être au rendez-vous"

Le procès de ces attentats s'ouvre ce mercredi pour neuf mois. Une audience historique et qui permet, selon Éric Dupond-Moretti, de "faire la différence entre la civilisation et la barbarie".

"La France toute entière a été plongée dans l’horreur" ce soir du 13 novembre 2015. Les attaques simultanées au Stade de France, au Bataclan et sur les terrasses parisiennes ont bouleversé la mémoire collective, "il y a un avant et un après" 13-Novembre, selon Éric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, invité de RMC et BFMTV ce mercredi matin, jour de l'ouverture d'un procès historique.

"Ces évènements sont entrés par effraction dans nos vies. La justice doit être au rendez-vous", a-t-il déclaré.

Pour ce faire, un dispositif inédit a été développé: les audiences vont se dérouler dans une salle spécialement construite afin d'accueillir les 1800 parties civiles et leurs 300 avocats pendant neuf mois, une durée sans précédent pour un procès criminel en France. Ce dossier est aussi inédit par son ampleur, 542 tomes:

"C'est 53 mètres linéaires de dossier", souligne Éric Dupond-Moretti.

Le droit contre la barbarie

Pour l'ancien avocat devenu ministre de la Justice, la tenue d'un tel procès est historique et nécessaire car il doit permettre de "rappeler nos règles".

"Chez les islamistes, il n'y a pas de justice. Ce qui fait la différence entre la civilisation et la barbarie, c’est la règle de droit. Si on les juge sans règles de droit, alors ils auront gagner".

Dès ce mercredi après-midi, la cour d'assises spécialement composée jugera 20 hommes pour leur implication dans la préparation de ces attentats qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés. 14 d'entre eux seront physiquement présents durant ce procès, six autres seront jugés par défaut: cinq d'entre eux sont présumés morts, le dernier est en fuite.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV