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Attaque du ministère de Griveaux: le conducteur de l'engin de chantier remis en liberté sous contrôle judiciaire

Des manifestants ont forcé la porte du ministère avec un engin de chantier.

Des manifestants ont forcé la porte du ministère avec un engin de chantier. - - BFMTV

L'un des gilets jaunes soupçonnés d'avoir conduit l'engin de chantier qui a permis de forcer l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux a été remis en liberté sous contrôle judiciaire dans l'attente de son procès, le 13 mars prochain.

L'un des individus soupçonnés d'avoir forcé l'entrée du ministère de Benjamin Griveaux avec un chariot-élévateur le 5 janvier dernier a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire, ce vendredi, a appris BFMTV auprès de son avocat, Me Manuel Abitbol.

Le manifestant âgé de 23 ans et originaire du Nord était en détention provisoire depuis le 14 février dernier.

"J'ai déposé une demande de remise en liberté le lendemain de son incarcération. Le tribunal a statué sur cette demande et y a fait droit. Nous avons obtenu sa remise en liberté sous contrôle judiciaire jusqu'au 13 mars, date de son procès", explique Me Abitbol.

Le suspect risque jusqu'à sept ans de prison. Quatre individus, trois hommes et une femme, ont été identifiés grâce à leur ADN retrouvé sur place et à un travail de géolocalisation avec la téléphonie. 

"Excité par la foule en délire"

Une fois interpellé, il avait reconnu avoir conduit l'engin de chantier. 

"Il était excité par cette foule en délire et ne savait même pas que c'était la porte d'un ministère", avait plaidé son avocat lors de l'audience en comparution immédiate.

Les juges avaient finalement décidé de renvoyer l'affaire en raison du volume du dossier. Les trois autres suspects avaient alors été remis en liberté sous contrôle judiciaire. 

Cette intrusion violente, en marge d'une manifestation des gilets jaunes, avait contraint Benjamin Griveaux à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Celui-ci avait dénoncé une "attaque inadmissible contre la République". 

De telles intrusions dans un ministère sont très rares. En 1999, des agriculteurs avaient saccagé le bureau de Dominique Voynet au ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement.

Ambre Lepoivre avec Alexandra Gonzalez