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Pour le CSA l'interview de Yann Moix dans On n'est pas couché "a pu être perçue comme complaisante"

Yann Moix lorsqu'il était chroniqueur dans ONPC

Yann Moix lorsqu'il était chroniqueur dans ONPC - France 2

En août dernier, Yann Moix était invité sur le plateau de Laurent Ruquier pour évoquer les deux polémiques dont il faisait l'objet. Des téléspectateurs avaient fait part de leur malaise face à cette séquence et saisi le CSA.

France Télévisions n'a pas failli à son cahier des charges, en août dernier, lorsque Yann Moix a été invité dans On n'est pas couché. C'est ce qu'estime le CSA dans une décision publiée lundi. Le gendarme de l'audiovisuel avait été saisi par plusieurs téléspectateurs à l'issue de cette interview. 

"Le CSA a été saisi au sujet de l’émission On n'est pas couché, diffusée le 31 août 2019 sur France 2, au cours de laquelle un ancien chroniqueur de cette émission s’est longuement exprimé", peut-on lire sur la décision du gendarme de l'audiovisuel. 

"En l’espèce, aucun propos susceptible de contrevenir à la réglementation n’a été relevé", poursuit la décision. "Le CSA a néanmoins considéré cette séquence avait pu être perçue comme complaisante à l’égard de l’invité, en raison de ses anciennes activités dans cette émission. Il en a fait part au groupe France Télévisions."

"Numéro de réhabilitation"

Yann Moix avait été reçu sur le plateau de Laurent Ruquier alors qu'il était aux prises avec deux retentissantes polémiques. La première, sur son livre Orléans, dans lequel il raconte les sévices qu'il aurait subi dans son enfance. Ses parents ont démenti les accusations qu'il formule à leur endroit, et son frère a pris la parole pour accuser Yann Moix de l'avoir martyrisé. La seconde concernait des dessins et des textes antisémites et négationnistes vieux de 30 ans, dont il a reconnu être l'auteur

À l'issue de l'interview de l'auteur, qui a lui-même été chroniqueur dans l'émission de France 2 entre 2015 et 2018, de nombreux téléspectateurs avaient fait part de leur malaise sur les réseaux sociaux; "Franchement on pourrait nous épargner ce numéro de réhabilitation", avait notamment réagi la journaliste et ancienne membre du CSA Françoise Laborde

Benjamin Pierret