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Le père de Yann Moix se défend à nouveau: "Nous avions de grosses difficultés à canaliser sa violence"

Yann Moix

Yann Moix - François Lo Presti - AFP

Accusé de violences par son fils, le père de Yann Moix réagit à nouveau. Dans L'Obs, il explique avoir dû "sanctionner" l'auteur lorsqu'il était lui-même violent avec son petit frère.

Une nouvelle fois, le père de Yann Moix, José Moix, réagit à la polémique entourant le nouveau livre de son fils. Il se défend d'avoir été le père tyrannique décrit dans Orléans (Grasset) et indique surtout que Yann Moix était lui-même violent avec son petit frère, Alexandre. 

C'est dans une lettre ouverte publiée par L'Obs jeudi que José Moix, ancien kinésithérapeute de 75 ans, apporte des clarifications: 

"Contrairement à ce que Yann prétend, les sanctions n’arrivaient pas sans raison. Yann n’a jamais accepté la naissance de son petit frère Alexandre, de quatre ans son cadet (...) nous avions de grosses difficultés à canaliser sa violence. Il a toujours voulu 'éliminer' Alexandre, et quelques fois de manière physique".

Un père "très loin des sévices décrits"

Il raconte notamment que Yann Moix, à six ans, aurait tenté de défenestrer son petit frère ou de le noyer:

"Il l'humiliait et le rouait de coups dès que nous avions le dos tourné… comprenez que j’ai probablement mal agi face à l’ampleur des violences qu’il faisait subir à son petit frère (...) j’ai éduqué mes enfants comme j’ai pu et certainement de manière trop sévère, mais très loin des sévices décrits".

"(Orléans) est un magnifique roman. Mais c'est une oeuvre de fiction", conclut José Moix, rappelant que l'ouvrage est "classé dans la catégorie 'roman'" par son éditeur.

Guerre intra-familiale

Le torchon brûle dans la famille Moix depuis plusieurs jours. Dimanche dernier dans Sept à Huit, Yann Moix est revenu sur les sévices qu'il aurait subis dans son enfance, déjà évoqués dans son livre Panthéon (2006). Quelques jours plus tard, José Moix réagissait une première fois dans La République du Centre, estimant notamment que certains de ses propos relevaient de "la psychiatrie". 

Benjamin Pierret