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Patrick Chêne, guéri d'un cancer, rend hommage au personnel soignant de l'hôpital public

Patrick Chêne au Festival de Cannes 2014

Patrick Chêne au Festival de Cannes 2014 - Loïc Venance - AFP

Le journaliste révèle s'être battu contre la maladie dans une tribune publiée par Le Figaro. L'occasion de saluer le travail des équipes et la qualité de l'hôpital public français.

Patrick Chêne a traversé "un désert". Cette figure du PAF des années 1990, spécialiste sportif et ancien présentateur du 13 heures de France 2, révèle avoir été victime d'un cancer en début d'année. Visiblement guéri, comme il semble l'indiquer, il évoque son combat contre la maladie et sa reconnaissance envers les équipes soignantes dans une tribune publiée par Le Figaro ce vendredi.

"Pudique, j'ai préféré vivre cette épreuve dans l'intimité", indique le journaliste de 61 ans, avant d'expliquer sa démarche: "Je ne pouvais rester totalement silencieux non plus." Il souhaite "informer les lecteurs de cette maladie qui a bouleversé (sa) vie" mais également de "partager l'expérience d'un malade dans le système français", qu'il résume par une injonction: "Cessons de nous plaindre!"

Les "modestes héros de notre époque"

Dans sa tribune, Patrick Chêne défend le système médical français et le service public, souvent décriés:

"On vous offre le luxe de pouvoir ne vous concentrer que sur votre maladie. Pas de tracasserie administrative pour le malade. Votre médecin traitant déclare la gravité de votre maladie à la Sécurité Sociale et vous voici pris en charge à 100% (...) La seule présentation de votre carte vitale suffit."

Il poursuit en saluant le fait que "fortunés ou indigents, tout le monde est logé à la même enseigne dans le secteur public", et salue "la qualité des personnels soignants", ces "modestes héros de notre époque":

"La réalité dépasse tout ce que l'on peut imaginer. Le respect, la disponibilité, l'attention portée au malade sont inouïs. En chimio, en chirurgie ou ailleurs, à Paris ou à Avignon, je n'ai pas trouvé un contre-exemple (...) On ne cesse de vous mettre à l'aise, de jour comme de nuit."

Un système administratif à améliorer

Malgré tout, Patrick Chêne évoque un "envers du décor" "moins idyllique", entrevu lors de son séjour à l'hôpital Cochin, regrettant que "les protocoles imposés par la grosse machine administrative éloignent parfois l'Assistance Publique de son coeur de métier: soigner des malades":

"Entre une équipe soignante soudée autour de son chef de service et une administration centralisée et déconnectée de la réalité de la relation soignant-soigné, j'ai choisi ceux qui agissent avec des horaires élastiques et une bienveillance de chaque instant", résume-t-il.

B.P.