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Licenciement de Julien Lepers: la plainte aux prud'hommes renvoyée en audience de départage

Julien Lepers a présenté le jeu "Questions pour un champion" pendant 27 ans.

Julien Lepers a présenté le jeu "Questions pour un champion" pendant 27 ans. - Miguel Medina / AFP

L'ex-animateur de Questions pour un champion réclame 3,4 millions d'euros au producteur de l'émission.

Le recours aux prud'hommes de l'animateur Julien Lepers, qui réclame 3,4 millions d'euros au producteur de Questions pour un champion, FremantleMedia, pour l'avoir licencié en 2016, a été renvoyé jeudi en audience de départage, a-t-on appris auprès de l'avocat du plaignant.

Le conseil des prud'hommes de Paris avait examiné cette affaire début mars, et devait rendre son verdict ce jeudi.

Mais "les juges prud'homaux n'ont pas réussi à se mettre d'accord, et ont renvoyé l'affaire en audience de départage", a indiqué à l'AFP Pierre-Olivier Lambert, avocat de Monsieur Lepers.

Cela signifie que les juges prud'homaux ont décidé de renvoyer l'affaire devant une formation incluant un juge professionnel, ou "juge départiteur", chargé de trancher le litige. Il devra réexaminer l'affaire, avec les conseillers prud'homaux, lors d'une nouvelle audience dont la date n'a pas encore été fixée, a priori dans plusieurs mois. Contacté par l'AFP, le producteur n'a pas fait de commentaires.

"A la cow-boy"

Julien Lepers avait été contraint d'arrêter la présentation de Questions pour un champion en janvier 2016 après 27 ans à la tête du jeu phare de France 3, suite à la décision prise par la chaîne de le remplacer par le journaliste Samuel Etienne.

Dans la foulée, l'animateur avait décidé de saisir les prud'hommes pour réclamer au producteur de l'émission, FremantleMedia, un total de 3,4 millions d'euros.

Lors de la première audience qui s'était déroulée début mars, l'avocat du plaignant avait accusé FremantleMedia d'avoir appliqué "à la cow-boy" la décision de France Télévisions, en licenciant Julien Lepers sans cause réelle et sérieuse, tandis que son employeur avait invoqué notamment la baisse des audiences de l'émission pour justifier la rupture de son contrat.

M.R. avec AFP