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Harry et Meghan ont-ils consulté la reine avant de prénommer leur fille Lilibet?

La reine Elizabeth II, le prince Harry et son épouse Meghan en juin 2018 à Buckingham, à Londres

La reine Elizabeth II, le prince Harry et son épouse Meghan en juin 2018 à Buckingham, à Londres - John Stillwell © 2019 AFP

La reine a-t-elle été consultée pour le prénom de son arrière-petite-fille Lilibet? La BBC, citant une source au palais de Buckingham, assure que non. Le porte-parole des Sussex assure que si.

Meghan et Harry n'ont pas consulté la reine avant de donner à leur fille, née le 4 juin dernier, le prénom de Lilibet, surnom intime de la souveraine, qu'utilisait notamment le défunt prince Philipp. C'est ce qu'affirme la BBC ce mercredi, citant une source au palais de Buckingham.

Le porte-parole des Sussex assure cependant que le jeune couple avait évoqué ce prénom avec la souveraine et qu'ils ne l'auraient pas utilisé si elle s'y était opposée. Le très sérieux Times assumait lui-même, à l'annonce de la naissance de l'enfant, dimanche, que "la reine avait été informée par le duc [Harry] que son 11e arrière-petit-enfant porterait son prénom".

Diminutif intime

Selon le porte-parole des Sussiex, cité par la BBC, "Le duc a parlé avec sa famille avant l'annonce - en fait, sa grand-mère était le premier membre de la famille qu'il a appelé. Au cours de cette conversation, il a partagé leur souhait de nommer leur fille Lilibet en son honneur. Si elle n'avait pas soutenu, ils n'auraient pas utilisé le nom."

Lilibet est le surnom de la reine depuis son enfance. Ce n'est pas un diminitif "officiel" d'Elizabeth - prénom qui en compte pourtant beaucoup -, mais une invention de la reine elle-même, lorsqu'elle était enfant et peinait à prononcer son prénom. Son grand-père le roi George V l'appelait ainsi affectueusement Lilibet, tout comme, plus tard, son époux le prince Philip.

La naissance de la petite Lilibet, qui sera peut-être l'enfant de la réconciliation, intervient après des mois de relation tendue entre le couple installé en Californie et Buckingham. Leur retrait soudain de la famille royale, début 2020, puis l'interview-confession à la télévision américaine en mars dernier ont contribué à crisper les relations avec "la firme", comme on surnomme le palais de Buckingham.

La reine "attristée"

Le palais a ainsi dû répondre à des accusations de racisme de la part du couple. "Les questions soulevées, en particulier celles liées à la race, sont préoccupantes. Bien que certains souvenirs puissent varier, elles sont prises très au sérieux et seront traitées par la famille en privé", avait indiqué le palais dans un communiqué.

La reine s'était également dite "attristée" d'apprendre l'étendue des difficultés rencontrées par le couple ces dernières années.

Magali Rangin