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Maître Gims ne comprend pas qu'on lui refuse la nationalité française

Maître Gims le 14 juillet 2016 à La Rochelle

Maître Gims le 14 juillet 2016 à La Rochelle - Xavier Leoty - AFP

Deux ans après sa demande, le chanteur congolais n'a toujours pas obtenu la nationalité française et fait part de son incompréhension.

"Je le souhaite et ça ne saurait tarder, j'ai reçu un appel du gouvernement pour devenir Français donc je vais y aller, ça y est". C'était il y a deux ans, sur le plateau du JT de France 2. Deux années ont passé, mais rien n'a changé pour Maître Gims. Comme l'artiste, né à Kinshasa (République démocratique du Congo, anciennement le Zaïre), l'a confié ce dimanche sur Europe 1 à Nikos Aliagas, il n'a toujours pas obtenu la nationalité française malgré ses multiples démarches.

"Je ne suis pas encore Français, explique l'interprète de Bella. J'avais fait une une première demande il n'y a pas longtemps qui a été refusée. Je n'ai pas compris pourquoi. Je me suis dit que peut-être c'est à cause d'un plateau télé où j'avais dit que c'était bon, que j'allais avoir mes papiers, ça les a vexés, parce que je me suis emballé!"

"Ambassadeur de la langue française dans le monde"

L'artiste, qui déjà été auréolé d'une Victoire de la musique et qui a récemment inauguré sa statue au Musée Grévin à Paris, avoue pourtant se sentir Français. "Je m'exprime en français, j'adore la langue française. Je suis ambassadeur de la langue française dans le monde, mais on m’a refusé la nationalité, qu’est-ce que tu veux que je fasse, Nikos?", regrette-t-il.

Celui qui est arrivé à l'âge de deux ans et demi en France a passé des tests de français pour son dossier - "parce c'est la loi et que c'est important", assure-t-il -, mais cela n'a pas fait avancer sa cause jusque-là.

Dans sa biographie Vise le soleil paru en 2015, le rappeur révélé par le groupe Sexion d'Assaut racontait notamment son arrivée en France et ses débuts compliqués: "J'ai eu une enfance très difficile, mes parents étaient sans-papiers. J'ai été placé dans des familles d'accueil, j'ai grandi dans des squats jusqu'à mes 18 ans".

Fabien Morin