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#MaintenantOnAgit: Vanessa Paradis, Julie Gayet, Leïla Slimani agissent contre les violences faites aux femmes  

Vanessa Paradis, Julie Gayet et Leïla Slimani sont, avec d'autres personnalités féminines françaises à l'origine d'un mouvement contre la violence faite aux femmes.

Vanessa Paradis, Julie Gayet et Leïla Slimani sont, avec d'autres personnalités féminines françaises à l'origine d'un mouvement contre la violence faite aux femmes. - Virginie Lefour - Thomas Samson - John Macdougall - AFP - Montage BFMTV.com

Des actrices et personnalités françaises lancent un mouvement inspiré du Time's Up américain, contre les violences faites aux femmes.

"Maintenant on agit": une centaine d'actrices et de personnalités, dont Julie Gayet, Vanessa Paradis ou Leïla Slimani, ont lancé mardi un appel aux dons pour aider les femmes victimes de violences, inspiré du Time's Up fondé par des actrices américaines après le scandale Weinstein.

"Nous sommes inquiètes: mal accompagnées, les femmes sont vulnérables face à la justice. Il est temps d'agir. Ensemble, soutenons celles et ceux qui oeuvrent concrètement pour qu'aucune n'ait plus jamais à dire #MeToo. Donnons", indique un appel aux dons lancé par la Fondation des femmes et publié dans Libération, signé notamment par les actrices Vanessa Paradis, Julie Gayet, Anna Mouglalis, Adèle Haenel, Camélia Jordana ou Sandrine Bonnaire.

Fonds reversés à des associations

Baptisé #MaintenantOnAgit, ce mouvement auquel participent également l'écrivaine Leïla Slimani ou la réalisatrice Tonie Marshall a vocation à recueillir des fonds qui seront reversés à des associations proposant un accompagnement juridique aux femmes victimes de violences sexistes ou sexuelles.

Ce mouvement est symbolisé par un ruban blanc, que les signataires veulent transformer en emblème de la cérémonie des César, présidée vendredi par Vanessa Paradis.

Pour Anne-Cécile Mailfert, la présidente de la Fondation des femmes qui s'est inspirée du fonds Time's Up lancé en réponse au scandale Weinstein par près de 300 personnalités du cinéma américain, l'objectif est de "lever un million d'euros".

"Il ne s'agit pas d'un effet de mode"

"'Maintenant on agit', ça veut dire 'Maintenant on donne'. Certaines associations sont débordées. Il y a urgence à comprendre que la lutte contre les violences faites aux femmes requiert des moyens", explique-t-elle.

Quatre associations ont été sélectionnées: le Collectif féministe contre le viol, l'association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT), l'espace femmes Geneviève D., et Prendre le droit.

Pour Anna Mouglalis, l'une des signataires, "il ne s'agit pas d'un effet de mode".

"La libération de la parole doit maintenant s'incarner dans des actes. Sinon, les femmes parleront dans le vent", déclare la comédienne, racontant avoir elle-même subi plusieurs agressions sexistes.

M.R. avec AFP