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Les frères Bogdanoff démentent avoir "touché le moindre centime" de la part du producteur de cinéma

Mis en examen pour escroquerie sur personne vulnérable, Igor et Grichka Bogdanoff sont venus livrer leur version des faits ce samedi en direct sur BFMTV.

Ils assurent "être victimes d'une réalité parallèle". Mis en examen pour escroquerie sur personne vulnérable et tentative d'escroquerie, Igor et Grichka Bogdanoff sont venus se défendre ce samedi sur le plateau de BFMTV. Les deux frères nient formellement les accusations qui les visent et contestent avoir perçu de l'argent de la part du producteur de cinéma concerné dans l'affaire.

"Nous n'avons jamais touché le moindre centime d'euro de la part de Cyril", assure Grichka Bogdanoff, qui martèle que "cela n'a jamais existé". "Nous somme stupéfaits et horrifiés", confie-t-il au sujet de leur mise en examen.

Les deux frères confirment avoir évoqué auprès du producteur le projet de relancer leur émission Temps X sur YouTube. "Tout naturellement, il nous a dit que ce serait merveilleux de faire ça ensemble", racontent-ils, tout en qualifiant de "grotesques" et "absurdes" les faits qui leur sont reprochés. "J'insiste de façon très solennelle, nous n'avons jamais touché d'argent de la part de Cyril", répète Igor qui dénonce "une fiction inventée par les médias".

Igor et Grichka Bogdanoff se disent par ailleurs "révoltés" que le producteur Cyril P. soit présenté comme "une personne vulnérable". Ils assurent que lors de leurs premiers échanges, ce dernier n'était "même pas soupçonné d'être affaibli psychologiquement". A ce moment-là, "il est tout à fait normal et nous faisons des affaires tout à fait normales", déclare Grichka.

800.000 euros en question

Connus pour leurs émissions et leurs livres de vulgarisation scientifique, Igor et Grichka Bogdanoff ont été mis en examen jeudi 21 juin à l'issue de leur garde à vue, qui avait commencé mardi. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge d'instruction. Un troisième protagoniste, entendu lui aussi en garde à vue a été mis en examen, et placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention.

Ils sont soupçonnés d'avoir dérobé 800.000 euros à un certain Cyril P., se présentant comme un producteur de cinéma et faisant l'objet d'une mesure de protection de type mise sous tutelle ou curatelle, en lui faisant miroiter de "juteux placements, dans des projets artistiques, cinématographiques et scientifiques, mais aussi dans l'achat de véhicules de luxe". 

Me.R.