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Saint-Valentin: 4 comédies romantiques faites pour les célibataires qui le vivent mal

Julia Robert et Rupert Everett dans "Le mariage de mon meilleur ami".

Julia Robert et Rupert Everett dans "Le mariage de mon meilleur ami". - Sony Pictures Entertainement - Photofest

Les fameuses romcoms ne sont pas (toujours) l'apanage des personnes satisfaites de leur situation amoureuse. Pour celles et ceux qui supporteraient mal leur solitude en ce 14 février, voici quelques classiques du genre qui parlent d'amour autrement.

Mi-février. Vous avez encore le goût de la dinde de Noël dans la bouche, votre banquière n’a pas oublié celui des dépenses de fin d’année et vous passez vos journées à éternuer dans vos mouchoirs. La conjoncture parfaite pour vous resservir une bonne grosse dose d’amour: la Saint-Valentin est là et personne, célibataires compris, n’y échappera.

Si vous demandez autour de vous, tout le monde s'empressera de dire que cette fête n’a aucune espèce de signification. Pourtant, un drôle de parfum flotte dans l’air ce jeudi. Vos amis en couple n’en ont "alors là, rien, à, foutre du 14 février" mais aucun n'est disponible après le travail. Votre mère vous a appelé(e) pour demander, l'air de rien, si vous aviez quelque chose de prévu pour la soirée.

Un choix s’offre à vous: faire de ce jeudi le même que le dernier et le prochain... ou décider de jouer le jeu. Et toute occasion est bonne à prendre pour parfaire sa (pop) culture cinématographique. Voici une sélection de quatre comédies romantiques qui, si le célibat vous pèse, vous feront - paradoxalement - du bien. 

Si vous venez de vous faire larguer: 500 jours ensemble (2009)

On aurait presque du mal à qualifier ce classique de Marc Webb de romcoms, tant sa trame s’éloigne du schéma hollywoodien classique. Oubliez la chronologie "rencontre - vie de couple - dispute - réconciliation"; 500 jours ensemble n’est pas un film d’amour, mais la chronique douce-amère d’une rupture.

Tom Hansen (Joseph Gordon-Levitt) vient de se faire larguer par Summer Finn (Zooey Deschanel). Il se refait le film de leur histoire, de leur rencontre à leurs derniers adieux. Espoirs, bonheur, déceptions, désespoir: Tom passe par les mêmes états que vous la dernière fois qu’on vous a lourdé(e). Avec un message optimiste à la clé: si cette personne-là n’était pas la bonne, la prochaine le sera peut-être. Thank U, Next, diraient certaines.

Si vous êtes seul(e) depuis longtemps: Célibataire, mode d’emploi (2016)

Comme son calamiteux titre le laisse deviner, Célibataire, mode d’emploi n'est pas franchement un bon film. Les gags sont évacués par votre esprit aussi vite qu’ils vous ont arraché un sourire et vous aurez du mal à vous rappeler de la plupart des acteurs dans une semaine. Mais cette oubliable comédie de Christian Ditter vient servir un propos qui dépasse le périmètre habituel des comédies romantiques.

Alice (Dakota Johnson) débarque à New York à la fin de ses études, comme toute bonne héroïne de romcom. Au bras d'une nouvelle copine ultra-aventureuse (Rebel Wilson), elle croque à pleines dents dans la grosse pomme et son océan de rencontres amoureuses. De déceptions en déceptions, une nouvelle perspective se dessine dans sa tête: et si ce célibat qu’elle tente désespérément de fuir était l’occasion de se découvrir elle-même? Célibataire, mode d'emploi ne deviendra jamais un classique, mais il véhicule un message émancipateur, assez loin d'un Pretty Woman.

Si vous êtes plus branché(e) potes que rendez-vous galants - Le mariage de mon meilleur ami (1997)

Julia Roberts, figure emblématique de la comédie romantique, fait son entrée dans cette sélection. Dans cette comédie culte de P.J. Hogan, l'actrice revêt l'un de ses rares rôles de méchante en interprétant Julianne Potter, une jeune critique culinaire. Elle se donne trois jours pour séduire l'homme qu'elle aime (Dermot Mulroney)... avant le mariage de ce dernier. 

Pendant une heure et demi, Julianne multiplie les coups bas pour faire annuler l'union de son bien-aimé avec la jeune Kimberly (Cameron Diaz). Mais la force de ce long-métrage tient moins à l'histoire d'amour qu'à la relation entre Julianne et George, son meilleur ami interprété par Rupert Everett. L'acteur britannique prête ses traits à ce qui reste l'un des seconds rôles les plus inoubliables du genre. Hilarant, pince-sans-rire et flegmatique, il vient en aide à Julianne et au spectateur en leur rappelant qu'un ami prêt à prendre un avion pour vous secourir vaut bien tous les happy endings du monde. Vous vous endormirez le sourire aux lèvres et vous écouterez Aretha Franklin pendant trois jours - on ne vous en dit pas plus. 

Si vous ne détestez pas trop vos ex - Annie Hall (1977)

Une relation amoureuse peut être bienveillante tout en étant dysfonctionnelle, et c'est ce que Woody Allen essaye de vous dire avec Annie Hall. Ce classique du genre récompensé par quatre Oscars (meilleur film, meilleur scénario, meilleur réalisateur et meilleure actrice pour Diane Keaton) retrace l'histoire d'amour d'un quadragénaire pétri de névroses et d'une citadine un peu démunie face à ses excentricités. 

Trente ans avant 500 jours ensemble, le réalisateur de Scoop immortalisait l'introspection d'un homme récemment largué, qui tente de donner un sens à cet échec. En vous disant qu'il y a une vie après la fin et que vous n'êtes pas obligé(e) de haïr celui ou celle qui vous a brisé le coeur. Bonne soirée! 

Benjamin Pierret