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Gérard Depardieu sur l'affaire Weinstein: "Je me tiens éloigné des dénonciations et des meutes"

Gérard Depardieu à Venise en 2017

Gérard Depardieu à Venise en 2017 - Tiziana Fabi - AFP

Le comédien français a commenté le scandale qui éclabousse Hollywood depuis quelques semaines, dénonçant "l'abus de pouvoir" de certains hommes "hystériques".

Après avoir raconté en détails le jour où il a failli "crever les yeux" de Harvey Weinstein dans son bureau, Gérard Depardieu a évoqué à nouveau le célèbre producteur américain, actuellement au coeur d'un immense scandale qui fait trembler l'industrie du cinéma. Dans un entretien accordé au JDD paru ce dimanche 29 octobre, l'acteur français, qui vient de publier le livre Monstre, égratigne notamment certains hommes de pouvoir, sans toutefois citer de noms, en marge de "l'affaire Weinstein".

"Juger est une profession pour juges et journalistes. Je la leur laisse. Je me tiens éloigné des dénonciations et des meutes, fait savoir Gérard Depardieu. Mais je déteste les prédateurs, dans tous les domaines, car ils sont dans l’abus de pouvoir."

"L'hystérie n’est pas un privilège féminin"

Au cours de l'interview, le comédien de 68 ans témoigne de son "admiration pour le courage des femmes" et poursuit: "Il faudrait rappeler que l'hystérie n’est pas un privilège féminin. Les femmes ne sont pas seules à pouvoir être hystériques, je connais beaucoup d’hommes hystériques. Les hommes qui sont dans l’abus de pouvoir sont des hystériques."

S'ils les fréquentent, Gérard Depardieu assure pourtant que "les hommes de pouvoir ne (l)'intéressent pas". Que ce soit dans le monde du cinéma ou celui de la politique: "Les hommes de pouvoir, Poutine, Hollande, ­Macron, ne m’intéressent pas. Je les connais, mais je ne leur demande rien". Ce que l'acteur revendique, c'est cette liberté qui lui est chère, lui l'électron libre du cinéma: "Je préfère observer, prendre de la hauteur, voler. Le pouvoir cloue au sol, alors que la liberté donne des ailes."

Fabien Morin