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Depardieu: "La culture, aujourd'hui, c'est Hanouna!"

Gérard Depardieu le 13 novembre 2016 à l'avant -première du "Divan de Staline" à Lisbonne.

Gérard Depardieu le 13 novembre 2016 à l'avant -première du "Divan de Staline" à Lisbonne. - Patricia De Melo Moreira - AFP

Dans une interview assez chaotique accordée au Figaro, l'acteur épingle le niveau culturel des Français.

"Il n'existe plus que des gens normaux, puisqu'il n'y a plus de culture", déplore Gérard Depardieu dans une interview chaotique au Figaro Magazine publiée en ligne vendredi, à quelques jours de la sortie de son nouveau livre, Monstre.

"Les gens n'ont plus de culture et il n'y a plus d'identité culturelle. Quand des individus ont de la culture, on les rabaisse!", s'insurge l'acteur, bientôt à l'affiche de Alad'2.

Dans son nouvel ouvrage, qui paraît le 26 octobre au Cherche-Midi, celui-ci évoque l'idée de "laisser sortir ses monstres", selon le site de l'éditeur.

"La seule chance qu'on ait, c'est les migrants"

"La culture, aujourd'hui, c'est Hanouna!", poursuit cet autodidacte, qui estime que "la vraie littérature, comme celle de Peter Handke, est très rare", et juge le cinéma "de moins en moins intéressant". "Moi, c'est simple, je ne vais voir que les films qui se font descendre par la critique", dit-il encore, dans ce que le Figaro qualifie d'"interview impossible", où le journaliste ne parvient pas à le faire parler du livre.

"La seule chance qu'on ait, c'est les migrants: c'est-à-dire le monde de demain, quand les gens se seront intégrés. Ce sont les minorités d'hier qui sont devenues la majorité d'aujourd'hui", estime encore Depardieu.

"Les Français sont tristes comme la mort"

Le monstre sacré du cinéma, devenu citoyen russe depuis 2013, n'est pas tendre pour son pays d'origine. "Contrairement à ce que disent les journalistes, ce n'est pas pour la fiscalité que je me suis barré. (...) Ce que je ne supporte pas, et c'est pour ça que ce pays m'emmerde, c'est de voir que les Français sont tristes comme la mort".

"La France est un très beau pays, mais où les gens sont perdus. Quand je suis en France, je reste ici, chez moi, avec mes livres: je ne veux pas sortir voir le désastre".

M.R. avec AFP