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Ukraine: Poutine a discuté de la crise avec Merkel et Cameron

Vladimir Poutine poursuit son bras de fer avec les Occidentaux sur l'Ukraine.

Vladimir Poutine poursuit son bras de fer avec les Occidentaux sur l'Ukraine. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le président russe a ouvert la possibilité d'une sortie de crise diplomatique, tout en réassurant son soutien aux autorités séparatistes pro-russes de Crimée.

Les tractations se poursuivent entre chefs d'Etats des grandes puissances. Dimanche, le Kremlin a annoncé que le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu par téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron au sujet de la crise en Ukraine et du référendum en Crimée.

Après avoir clamé que les troupes russes présentes en Crimée n'étaient pas sous ses ordres, et qu'une éventuelle opération militaire décidée officiellement par son gouvernement serait "légitime", Vladimir Poutine a affirmé à David Cameron "vouloir trouver une solution diplomatique à la crise", selon un porte-parole du gouvernement britannique.

"Le président Poutine a reconnu qu'il était dans l'intérêt de nous tous d'avoir une Ukraine stable. Il a dit qu'il discuterait lundi avec son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov des propositions sur le groupe de contact" dont la création est souhaitée par les Occidentaux, a poursuivi le porte-parole.

Il soutient les autorités en Crimée

En revanche, sur le phénomène de la poussée pro-russe en Crimée, le président Vladimir Poutine s'est montré intransigeant, estimant que les autorités pro-russes sont "légitimes".

Une élection présidentielle anticipée a été fixée au 25 mai en Ukraine, mais la Crimée doit organiser le 16 mars un référendum où les électeurs auront le choix entre un rattachement à la Russie ou une autonomie nettement renforcée. Un scrutin qui suscite la colère des dirigeants ukrainiens, soutenus par leurs homologues occidentaux.

Au cours de ces entretiens téléphoniques, Vladimir Poutine a "souligné en particulier que les mesures prises par les autorités légitimes de Crimée étaient basées sur les normes du droit international", contrairement à ce qu'affirment Barack Obama et François Hollande. De son côté, Angela Merkel lui a répondu qu'elle estimait ce référendum "illégal".

La rédaction