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Une jeune Française, qui s'est mariée avec un combattant de Daesh, interpellée en Turquie

Une Française, engagée plusieurs mois auprès de Daesh, a été arrêtée lorsqu'elle a de nouveau franchi la frontière bordant la Turquie et la Syrie (Photo d'illustration).

Une Française, engagée plusieurs mois auprès de Daesh, a été arrêtée lorsqu'elle a de nouveau franchi la frontière bordant la Turquie et la Syrie (Photo d'illustration). - Delil Souleiman - AFP

Sonia Balayati, 22 ans, est soupçonnée d'avoir franchi la frontière turque pour entrer en Syrie, de s'être mariée à un combattant haut-placé de l'Etat islamique et d'avoir travaillé plusieurs mois pour Daesh. Arrêtée en Turquie, une procédure d'expulsion est engagée contre elle.

La police a arrêté en début de semaine dans le sud-est de la Turquie une Française qui rentrait de Syrie, où elle avait épousé un combattant du groupe Etat islamique (EI). Une information indiquée à l'Agence France-Presse (AFP) par une source officielle turque ce jeudi.

Sonia Belayati, 22 ans, a été interpellée mardi à l'aube dans une gare routière de la province de Sanliurfa, grâce à un signalement fourni par la France, a-t-il également été précisé par un responsable turc sous couvert d'anonymat. Selon cette source, la jeune femme était arrivée en mars en Turquie via Istanbul, avant d'entrer illégalement en Syrie pour y rejoindre l'EI.

"Elle a travaillé pour l'organisation terroriste Daesh pendant trois mois. Puis elle s'est mariée avec un combattant étranger haut placé du groupe", a-t-il ajouté. La jeune Française s'est ensuite séparée de cet homme et a été incarcérée dans une prison de l'EI.

Une procédure d'expulsion engagée contre elle

Une fois remise en liberté, elle a réussi à repasser la frontière pour regagner la Turquie, selon ce responsable. Les autorités turques ont engagé contre elle une procédure d'expulsion. Longtemps critiqué pour ne pas suffisamment lutter contre les filières de recrutement jihadistes qui traversent son territoire vers la Syrie, le gouvernement islamo-conservateur turc a nettement renforcé récemment les contrôles à ses frontières.

Ankara a annoncé avoir inscrit plus de 13.500 noms sur sa "liste noire" des citoyens étrangers interdits d'entrée sur son territoire en raison de leurs sympathies présumées pour les jihadistes qui combattent le régime du président syrien Bachar al-Assad.

La Turquie a également indiqué avoir déjà expulsé plus de 1.350 personnes suspectes de vouloir rejoindre les rangs de l'EI. Le président turc Recep Tayyip Erdogan exige depuis le début de la guerre civile syrienne le départ du président Assad, devenu sa bête noire.

Jé. M. avec AFP