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L'Otan soutient la Turquie dans son offensive contre le groupe EI et les Kurdes

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 8 juin 2015.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 8 juin 2015. - Edem Altan - AFP

L'Alliance atlantique, réunie en urgence mardi à Bruxelles à la demande de la Turquie, a apporté un soutien appuyé à Ankara dans sa double offensive contre les rebelles kurdes et le groupe État islamique.

"L'Otan suit les développements de très près et nous assurons notre allié turc de notre forte solidarité", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, à l'ouverture de la réunion des ambassadeurs des 28 pays membres de l'Alliance.

Longtemps accusé de complaisance vis-à-vis des organisations radicales en lutte contre le régime de Damas, le gouvernement islamo-conservateur turc mené par Recep Tayyip Erdogan vient d'opérer un virage après l'attentat suicide meurtrier de Suruç attribué à l'EI, et la mort d'un de ses soldats tué lors d'une attaque jihadiste à la frontière syrienne. 

Coopération avec les Etats-Unis

Depuis vendredi, l'armée turque mène des raids aériens contre des objectifs jihadistes en Syrie. Ankara a aussi donné son feu vert, longtemps attendu, à l'utilisation de la base d'Incirlik aux avions américains qui bombardent l'EI en Syrie et en Irak.

Lundi, les Etats-Unis et la Turquie ont décidé de muscler leur coopération militaire pour éradiquer l'EI du nord de la Syrie, le long de la frontière turque. "Le nettoyage de ces régions et la création d'une zone de sécurité permettra le retour chez eux" des 1,8 million de réfugiés syriens installés en Turquie, a plaidé mardi Erdogan.

Ce nouveau partenariat vise à "établir une zone débarrassée de l'EI et d'améliorer la sécurité et la stabilité le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie", a déclaré de son côté un responsable militaire américain. Les détails de l'accord évoqué par Washington restent toutefois à définir. Selon ce même responsable, il impliquerait un soutien turc aux "partenaires au sol" des Etats-Unis, à savoir les troupes de l'opposition syrienne modérée. En revanche, il ne s'agit pas d'instaurer la "zone d'exclusion aérienne" réclamée par Ankara.

la rédaction avec AFP