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Syrie: l'Unicef ne trouve plus les mots face aux frappes meurtrières sur la Ghouta

Le communiqué vierge diffusé mardi 20 février par l'Unicef en réaction à la situation à la Ghouta.

Le communiqué vierge diffusé mardi 20 février par l'Unicef en réaction à la situation à la Ghouta. - Capture d'écran ; montage BFMTV

L'Unicef a joué sur le symbole de la page blanche ce mardi pour décrire son sentiment face aux violents bombardements menés depuis dimanche par le régime syrien sur la Ghouta, près de Damas, qui a tué plus de 250 civils, dont 60 enfants.

L'Unicef n'a plus les mots. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance a publié, mardi, un communiqué blanc, pour exprimer sa révolte face aux bombardements meurtriers perpétrés depuis dimanche par le régime de Bachar al-Assad sur le fief rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas. Plus de 250 civils ont été tués dans ces frappes, tandis qu'un hôpital a été bombardé mardi soir par l'aviation russe.

Plusieurs ONG ont dénoncé une "situation abjecte" et évoqué une "catastrophe humanitaire" dans cette poche de dissidence, où les rebelles résistent aux offensives du régime depuis plus de cinq ans. 

Le symbole de la page blanche

Dans un communiqué intitulé "Pertes humaines massives", le directeur régional de l'Unicef pour l'Afrique du nord et le Moyen-Orient, Geert Cappelaere, laisse une page blanche. 

"Aucun mot ne rendra justice aux enfants tués, à leurs mères, leurs pères, à ceux qui leur sont chers", écrit-il simplement, comme unique phrase de son communiqué.

Le communiqué blanc diffusé le 20 février par l'Unicef.
Le communiqué blanc diffusé le 20 février par l'Unicef. © Capture d'écran

"L'Unicef publie cette déclaration en blanc. Nous n'avons plus de mots pour décrire la souffrance des enfants et notre indignation. Ceux qui infligent cette souffrance trouvent-ils encore le moyen de justifier leurs actes barbares?", a ajouté l'agence onusienne, pour expliquer sa démarche.

Au moins 250 civils, dont près de 60 enfants, ont été tués dans la région de la Ghouta depuis dimanche. Les aviations syrienne et russe ont continué leurs bombardements massifs, malgré les appels de l'ONU à mettre fin immédiatement à cette "souffrance insensée".

Adrienne Sigel