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Soupçons d'attaque chimique en Syrie: l'opposition évoque 1300 victimes

Image prise par le comité local d'Arbeen, montrant ce qui est présenté comme une fosse commune. Les corps seraient les victimes d'une attaque au gaz neurotoxique survenue dans cette banlieue de Damas le 21 août.

Image prise par le comité local d'Arbeen, montrant ce qui est présenté comme une fosse commune. Les corps seraient les victimes d'une attaque au gaz neurotoxique survenue dans cette banlieue de Damas le 21 août. - -

Selon des sources médicales et des militants, une attaque des forces de Bachar al-Assad a fait plusieurs dizaines de morts dans la région de Damas, ce mercredi. L'opposition syrienne a réclamé une réunion urgente de l'ONU.
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Une violente attaque menée par l'armée syrienne sur la région de Damas a fait plusieurs dizaines de morts, ce mercredi.

D'après des activistes syriens et des sources médicales, des agents chimiques auraient été utilisés dans les bombardements, menés à la roquette.

Un premier bilan faisait état d'au moins 100 morts. L'opposition syrienne avance le chiffre de 1300 victimes, ce mercredi après-midi.

Le président de la République François Hollande va demander à l'ONU de se rendre sur les lieux de l'attaque.

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Des photos extrêmement dures (affichées en tête et à droite de cet article) ont été récupérées par l'AFP, montrant de nombreux corps sans vie. Elles sont présentées par le Comité local d'Arbeen et Shaam News Network comme les victimes de l'attaque au gaz neurotoxique.

Le régime dément l'utilisation de gaz chimique

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"Au moins cent personnes ont été tuées dans des bombardements contre la province de Damas. Ce chiffre augmentera certainement. Les raids et les bombardements continuent et la puissance de feu est considérable", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces allégations n'ont toutefois pas pu être vérifiées dans l'immédiat de façon indépendante.

Le régime de Bachar al-Assad a démenti l'usage d'armes chimiques à la télévision syrienne. L'attaque a principalement frappé les banlieues d'Ain Tarma, de Zamalka et de Djobar, zones largement tenues par la rébellion.

L'opposition réclame une réunion urgente de l'ONU

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Suite à cette attaque, le chef de l'opposition syrienne a réclamé une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU. "Je demande au Conseil de sécurité de l'ONU de tenir une réunion urgente pour assumer ses responsabilités face à ce massacre", a dit Ahmad Jarba à la chaîne satellitaire Al-Arabiya. Il a en outre appelé la commission internationale qui enquête actuellement en Syrie sur l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit à se rendre sur le lieu des bombardements.

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Il a en outre appelé la commission internationale qui enquête actuellement en Syrie sur l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit à se rendre "sur le lieu du crime". Le secrétaire général de la Ligue arabe a lui aussi appelé les enquêteurs de l'ONU à inspecter "immédiatement" la région de Damas.

Hollande va demander à l'ONU d'aller vérifier sur place

François Hollande va "demander à l'ONU de se rendre sur les lieux de l'attaque" aux gaz neurotoxiques qui aurait été conduite par l'armée syrienne contre des banlieues rebelles de Damas, a annoncé mercredi la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Lors du Conseil des ministres, "le président de la République a dit son intention de demander à l'ONU de se rendre sur les lieux de l'attaque", soulignant que "ces informations demandent évidemment à être vérifiées et confirmées", a-t-elle déclaré devant la presse.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, souhaite que l'ONU "enquête immédiatement sur les allégations de l'opposition", a-t-il indiqué à son arrivée à Bruxelles, où se tient une réunion de l'Union européenne sur la crise égyptienne.

A.S. et V.D. avec AFP