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Daesh perd une nouvelle ville en Syrie

La ville de Raqqa libérée de Daesh le 20 octobre 2017. Photo d'illustration

La ville de Raqqa libérée de Daesh le 20 octobre 2017. Photo d'illustration - BULENT KILIC / AFP

L'organisation terroriste a perdu la ville d'Al-Qaryatayn dans la nuit de vendredi à samedi, soit trois jours après avoir perdu Raqqa.

Les forces du régime syrien ont chassé samedi Daesh d'une ville symbolique de la province de Homs, a rapporté l'agence officielle Sana au moment où l'organisation jihadiste est acculée dans ses derniers fiefs en Syrie.

Début octobre, Daesh avait pris Al-Qaryatayn dans la Badiya, le désert syrien, une ville qui a longtemps été un symbole de coexistence entre musulmans et chrétiens dans le pays en guerre depuis 2011.

"Des unités de l'armée syrienne en collaboration avec les forces alliées, ont rétabli la sécurité et la stabilité dans la ville d'Al-Qaryatayn, après avoir éliminé les terroristes de Daesh", a indiqué Sana en utilisant un acronyme en arabe de l'organisation terroriste.

"Retrait de plus de 200 éléments de Daesh"

La victoire du régime est intervenue "après le retrait dans la nuit de plus de 200 éléments de Daesh, en direction de la Badiya", le grand désert du centre du pays, a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Cible de multiples offensives, Daesh subit depuis des mois revers après revers en Syrie et en Irak voisin. Il vient d'être chassé par une alliance de combattants kurdes et arabes de Raqqa, sa "capitale" de facto en Syrie et voit ainsi s'écrouler son "califat" proclamé sur les régions conquises en 2014 à cheval entre les deux pays.

En Syrie, Daesh contrôle encore quelques poches dans la Badiya, une région désertique qui chevauche notamment les provinces de Homs et Deir Ezzor (est), théâtres d'offensives du régime. Le groupe est également présent dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk dans le sud de Damas.

Le groupe jihadiste avait conquis en 2015 Al-Qaryatayn, y saccageant notamment des églises, avant de la perdre en 2016 puis de la reprendre début octobre. Avant le conflit, la ville comptait 30.000 habitants, dont 900 chrétiens.

C. P. avec AFP