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Cessez-le-feu en Syrie: le vote de l'ONU repoussé à samedi

La ville d'Hamouria sous les bombardements, dans la Ghouta orientale le 20 février 2018

La ville d'Hamouria sous les bombardements, dans la Ghouta orientale le 20 février 2018 - Abdulmonam Eassa - AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU devait se prononcer ce vendredi après-midi sur un accord de cessez-le-feu dans la Ghouta orientale.

Un vote du Conseil de sécurité sur un texte réclamant un cessez-le-feu humanitaire en Syrie, initialement envisagé vendredi, se tiendra finalement samedi à 17H00 GMT, ont indiqué des diplomates.

Un nouveau texte de résolution a été mis au point. Lorsqu'un texte est finalisé, la pratique à l'ONU est d'attendre au moins le lendemain pour pouvoir organiser un vote à son sujet. Les discussions sur un cessez-le-feu durent depuis le 9 février avec l'objectif d'éviter un veto de la Russie, premier soutien du régime syrien.

"On y est presque"

Vendredi, le président en exercice du Conseil de sécurité, l'ambassadeur du Koweït, Mansour Al-Otaibi, flanqué des neuf autres membres non-permanents de la plus haute instance de l'ONU, avait annoncé aux médias que cette dernière était "très proche d'une adoption" de la résolution. "On y est presque", avait-il ajouté.

À 22H00 GMT, Mansour Al-Otaibi, en annonçant une mise au vote finalement samedi à 17H00 GMT, a déclaré: "On est tellement prêt" du but. Mais "nous continuons de discuter". Selon un diplomate, la discussion principale se tient entre la Russie d'un côté, avec de l'autre le Koweït et la Suède, les deux co-signataires du texte initial, déjà amendé à de multiples reprises. La France joue les intermédiaires, a-t-on précisé de source diplomatique.

Selon des diplomates, les dernières discussions portaient surtout sur un paragraphe relatif à l'imposition du cessez-le-feu, pour savoir s'il sera immédiat ou s'il entrera en vigueur 72 heures après l'adoption de la résolution. Et sur les "garanties" réclamées vendredi par Moscou sur le respect d'un cessez-le-feu par les groupes rebelles, notamment ceux dans la Ghouta orientale, cette enclave de la banlieue de Damas où 400.000 civils sont otages des feux croisés des belligérants.

P.L avec AFP