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Le Kremlin met en garde contre tout acte pouvant "déstabiliser" la Syrie

Le Kremlin met en garde contre d'éventuelles frappes de l'Occident après l'attaque chimique présumée en Syrie.

Le Kremlin met en garde contre d'éventuelles frappes de l'Occident après l'attaque chimique présumée en Syrie. - Jack Guez - AFP

Le Kremlin a mis en garde l'Occident ce mercredi contre tout acte pouvant "déstabiliser" la Syrie après les menaces de frappes de certains pays européens et des Etats-Unis dans l'affaire de l'attaque chimique présumée.

Le Kremlin a mis en garde ce mercredi contre tout acte en Syrie pouvant "déstabiliser la situation déjà fragile dans la région", après les menaces de frappes des Occidentaux contre le régime de Damas, accusé d'être responsable d'une attaque chimique.

"En aucun cas justifié"

"Nous espérons encore que toutes les parties vont éviter tout acte qui ne serait en réalité en aucun cas justifié et qui pourrait déstabiliser la situation, déjà fragile sans cela dans la région", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, jugeant la situation actuelle "très tendue".

"La Russie est favorable à une enquête objective et impartiale avant d'émettre des jugements", a poursuivi Dimitri Peskov.

Les Occidentaux, Washington en tête, ont fait planer la menace d'une riposte militaire imminente contre le régime de Bachar al-Assad après une attaque chimique présumée dans le bastion rebelle de Douma près de Damas, imputée au régime, qui dément toute responsabilité.

"De graves conséquences"

La Russie, alliée indéfectible du régime syrien, dément toute utilisation d'armes chimiques et a mis en garde contre des frappes qui auraient "de graves conséquences".

Cette attaque chimique présumée "est une tromperie et une provocation de plus", a dénoncé ce mercredi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "Damas n'a pas de motivation pour utiliser des armes chimiques et il n'y a pas de preuves de son utilisation par Damas", a-t-elle plaidé.

"Ce qui ce passe est une duperie d'une ampleur mondiale. Personne ne s'embarrasse de preuves, de faits. Tout le monde a déjà pris une décision selon un objectif déjà connu: écarter Assad", a-t-elle accusé.

Un "prétexte" pour mener des frappes en Syrie

Depuis le début de la crise, Moscou et le régime n'ont de cesse d'accuser Washington et les puissances occidentales de chercher un "prétexte" pour mener des frappes en Syrie.

Dès la mi-mars, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait ainsi affirmé que les rebelles syriens préparaient "des provocations avec un recours aux armes chimiques, notamment dans la Ghouta orientale".

Moscou a opposé mardi son veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution américain visant à créer un mécanisme d'enquête indépendant sur le recours supposé aux armes chimiques en Syrie. 

M. F. avec AFP