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Le Conseil de sécurité de l'ONU étale à nouveau ses divisions sur la Syrie

Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU, le 18 décembre 2017.

Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU, le 18 décembre 2017. - KENA BETANCUR / AFP

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne se sont pas accordés sur la création d'un mécanisme d'enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a étalé mardi ses divisions sur la création d'un nouveau mécanisme d'enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie, se montrant incapable de trouver un consensus au profit de la population syrienne. Faisant suite à des attaques chimiques présumées samedi à Douma en Syrie, un double vote sur un texte russe et un texte américain n'a abouti à aucune adoption. "La Russie a saccagé la crédibilité du Conseil de sécurité", a lancé l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley. C'est "une farce", a-t-elle ajouté. 

"Vous faites encore un pas vers la confrontation", a rétorqué son homologue russe Vassily Nebenzia, alors que Washington menace de recourir à la force pour sanctionner les attaques de samedi, imputées au régime syrien. Lors du premier scrutin, la Russie, membre permanent, a opposé son veto à un projet de résolution américain prévoyant de créer un nouveau "mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies" (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

Le projet de résolution russe également rejeté 

Le projet de texte américain a été soutenu par 12 voix, deux pays ont voté contre (Russie et Bolivie) et un s'est abstenu (Chine). Le Conseil de sécurité comprend 15 membres et un texte est adopté lorsqu'il recueille au moins 9 voix, sans veto d'un membre permanent.

Lors d'un deuxième vote, le Conseil de sécurité a rejeté un projet de résolution russe proposant un autre mécanisme d'enquête sur les armes chimiques en Syrie, faute de voix favorables suffisantes. Ce texte a été approuvé par six pays, alors que sept se sont prononcés contre et que deux ont choisi l'abstention.

R.V. avec AFP