BFMTV

La tuerie d'Orlando rappelle de près le massacre du Bataclan

Le massacre du Pulse, qui a endeuillé la ville d'Orlando, en Floride, présente de nombreuses similitudes avec l'attaque terroriste du Bataclan, le 13 novembre dernier à Paris.

Les mots utilisés par les témoins sont les mêmes: "Je croyais que c’était des pétards, ou que les coups de feu faisaient partie de la musique". Ces phrases, déjà prononcées en novembre dernier après la tuerie du Bataclan, l’ont été à nouveau ce 12 juin par les clients du Pulse, une boîte de nuit gay d’Orlando, en Floride, où 50 personnes au moins ont été assassinées par Omar Mateen.

Le parallèle entre la tragédie parisienne et le massacre d’Orlando a été vite tracé, notamment par le tabloïd britannique The Sun. Ce quotidien cite d’ailleurs la réaction du membre du Congrès américain, Adam Schiff, après les événements de Floride: "L’attentat nous rappelle si douloureusement la terrible attaque du Bataclan et d’autres actes de terrorisme inspirés par l’EI (l'Etat islamique, Ndlr)". Les deux attaques meurtrières présentent effet de nombreux points communs.

Deux attaques très similaires

Tout d’abord, ce sont, dans un cas comme dans l’autre, des lieux festifs et musicaux qui ont été visés. Le nombre d’assaillants, il est vrai, diffère: ils étaient trois au Bataclan, quand seul Omar Mateen a ouvert le feu au Pulse, selon l’enquête, mais leurs profils se rejoignent sur un point: ils se réclamaient tous de Daesh, ont perpétré un massacre de grande envergure, avant d'être neutralisés par les forces de police.

Le Pulse et le Bataclan partagent de plus une même configuration. Ce sont des endroits clos où des foules denses se retrouvent à l'intérieur d'un espace réduit. Une telle configuration permet aux tueurs de faire un grand nombre de victimes dans un temps très limité. Les services antiterroristes du monde entier connaissent la vulnérabilité de ce genre de lieux.

L’armement choisi par Mateen est aussi de même nature que celui qui a servi à décimer le Bataclan. L’assaillant américain a employé lui aussi une arme semi-automatique, en l’occurrence un fusil AR-15. Ce modèle produit par la société Colt a déjà un lourd passif en matière de massacres de masse, comme le rappelle NBC News, et est le substitut habituel aux Etats-Unis de l’AK 47, la kalachnikov qui avait armé le bras des auteurs de la tuerie de novembre, très répandue en Europe mais pas en Amérique.

A l'heure de la mondialisation

Autant d’éléments donc qui viennent nourrir la comparaison des deux drames. Sur Europe 1, la politologue et spécialiste des Etats-Unis Anne Deysine a déroulé ce lien: "On est à l’ère de la mondialisation, Mateen a certainement vu le Bataclan à la télévision. Il s’est dit: 'C’est une très bonne idée, je vais faire la même chose'".

En novembre dernier, le monde entier s’était couvert du bleu-blanc-rouge français pour exprimer son soutien à un Hexagone si lourdement frappé. La mairie de Paris a quant à elle annoncé que ce 13 juin au soir, l’Hôtel de ville et la Tour Eiffel prendraient les couleurs de la bannière étoilée américaine.

R.V