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Ukraine: revivez les événements du mardi 4 mars

Le président russe Vladimir Poutine.

Le président russe Vladimir Poutine. - -

Les relations entre Moscou et l'Occident étaient toujours très tendues ce mardi autour du dossier ukrainien. Alors que Laurent Fabius accueille mercredi son homologue ukrainien, Moscou a procédé dans la soirée à un tir de missile.

Depuis le début de la semaine, la crise ukrainienne connaît une escalade dans laquelle Russie et Occident sont proches du point de rupture. Les Etats-Unis ont décidé de suspendre leur coopération militaire avec la Russie après avoir mis en garde Moscou. De son côté, Kiev a dénoncé un ultimatum russe sur la Crimée, une information aussitôt démentie par Moscou qui a parlé d'un "délire total". Dans la soirée, la Russie a procédé à un tir de missile...

Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, sera mercredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin, en direct à 8h35 sur BFMTV et sur RMC.

>> Ce live est désormais clos. Retrouvez ici la synthèse des événements de mardi.

20h25 - La Russie procède à des tirs de missiles

Au plus fort de la crise ukrainienne, la Russie a procédé ce mardi avec succès au tir d'un missile intercontinental, indique l'agence Reuters mardi soir. Ce missile Topol RS-12M a été lancé de la région d'Astrakan, sur le littoral de la mer Caspienne. Son ogive, non armée, a atteint sa cible qui se trouvait au Kazakhstan, indique Reuters, relayant l'agence de presse russe RIA.

20h20 - Fabius reçoit son homologue ukrainien mercredi

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius accueillera son homologue ukrainien Andrei Dechtchitsa, à 9h30 mercredi au Quai d'Orsay. A l'issue de cette rencontre, les deux ministres doivent effectuer une déclaration de presse.

19h25 - Kerry et Hague mercredi à Paris

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'entretiendra mercredi matin à Paris avec les ministres des Affaires étrangères britannique William Hague et ukrainien Andrei Dechtchitsa, annonce l'ambassade des Etats-Unis à Paris. Cette réunion à trois sera suivie de "déclarations" à la presse, mais "il n'est pas prévu de répondre aux questions" des journalistes, précise l'ambassade dans un communiqué.

19h15 - Rocard: peut-être que Poutine "ment un peu"

Peut-être que Vladimir Poutine "ment un peu" sur l'absence de troupes russes en Ukraine, estime Michel Rocard sur BFMTV. On a "humilié la Russie comme jamais" en étendant l'Otan vers l'Est, déplore l'ex-Premier ministre socialiste.

Avec la crise en Ukraine, "on va voir s'il y a une conscience collective en Europe", affirme-t-il. François Hollande "a été un des premiers à parler fermement" sur l'Ukraine et "a bien fait", salue Michel Rocard.

18h50 - Une présentatrice de la télévision russe dénonce une "agression" en Ukraine

Une présentatrice américaine de la chaîne publique russe de langue anglaise Russia Today (RT) a dénoncé mardi l'"agression militaire" de Moscou en Ukraine et la couverture partiale du conflit par les médias.

Basée à Washington, la journaliste Abby Martin a indiqué dans son émission que "ce que la Russie avait fait est mal" et qu'une intervention militaire n'était jamais une réponse à apporter à un conflit, alors que toutes les autres chaînes publiques russes relayent la propagande officielle du régime de Vladimir Poutine.

18h05 - Obama: les déclarations de Poutine sur la Crimée "ne trompent personne"

Le président des Etats-Unis Barack Obama juge que les déclarations de son homologue russe Vladimir Poutine sur la Crimée "ne trompent personne". Il prévient que Moscou, en intervenant en Ukraine, s'expose à un affaiblissement de son influence dans la région.

17h36 - Kerry condamne l'"acte d'agression" de la Russie contre l'Ukraine

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry accuse la Russie de chercher un "prétexte" pour "pouvoir envahir l'Ukraine" et la met en garde contre tout risque d'isolement si elle persistait dans sa politique.

En visite à Kiev, le responsable américain a condamné un "acte d'agression" de la Russie contre l'Ukraine tout en assurant ne pas chercher la "confrontation" avec Moscou.

17h10 - Face à Poutine, "Obama n'agit pas, il réagit"

Alors que Vladimir Poutine s'est montré très ferme sur sa position ce mardi, Washington évoque des "sanctions imminentes" contre la Russie, sans toutefois préciser leur nature. Les Etats-Unis sont-ils dépassés par la crise ukrainienne ? Nous avons posé la question à François Durpaire, spécialiste des Etats-Unis.

15h55 - L'UE va aider Kiev a régler sa facture de gaz russe

L'Union européenne va aider l'Ukraine à régler sa dette de 2 milliards de dollars pour ses achats de gaz russe, et peut également lui fournir du gaz, a annoncé mardi le commissaire européen à l'Energie, Gunther Oettinger.

"Le paiement des factures de gaz dues par l'Ukraine figure en bonne place dans le programme d'aide de la Commission européenne" qui sera adopté mercredi, a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion des ministres européen de l'Energie.

15h50 - Kiev menace de boycotter les jeux paralympiques de Sotchi

La sélection ukrainienne boycottera les jeux paralympiques qui s'ouvrent vendredi à Sotchi, en Russie, si Moscou ne retire pas d'ici là ses troupes de Crimée, en Ukraine.

"Nous voulons une résolution pacifique (de la crise) et que le pays hôte (des jeux) mette fin à son agression et retire ses troupes de Crimée avant le début des jeux", indique une porte-parole du comité paralympique ukrainien, Natalia Garatch. "Si ce n'est pas le cas, nous boycotterons" les jeux paralympiques, ajoute-t-elle.

15h10 - "On ne peut pas exclure le risque de dérapages russes"

"L'intervention a déjà eu lieu pour ce qui concerne la Crimée. Après sur les régions orientales, le pouvoir russe n'a pas l'intention d'aller tellement plus loin pour l'instant", analyse sur BFMTV Isabelle Facon, spécialiste des politiques de la sécurité et de défense russe après les propos de Vladimir Poutine à la mi-journée.

"Mais on sait qu'il y a quand même des troubles en Ukraine et on ne peut pas complètement exclure le risque de dérapages russes", prévient-elle.

15h - Les marchés financiers rassurés par les propos de Poutine

Après le vent de panique, le soulagement: les grandes places financières européennes ont fait un bond en avant après les propos mesurés du président russe Vladimir Poutine en fin de matinée. Vers 14h30, la Bourse de Paris s'affichait ainsi en nette hausse de 2,09%. Celle de Francfort gagnait 2,02% et Londres prenait 1,44%. L'Eurostoxx, qui regroupe les principales valeurs européennes, progressait de 2,15%.

13h38 - Sanctions imminentes de Washington contre Moscou

Les Etats-Unis vont prendre des sanctions contre la Russie, "probablement dans la semaine", selon des responsables américains.

13h28 - Washington offre un milliard de dollars à l'Ukraine

Les Etats-Unis apportent cette aide économique à l'Ukraine dans le cadre d'un prêt international, selon des responsables américains aux côtés de John Kerry, à Kiev.

13h21 - John Kerry est arrivé à Kiev

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé à Kiev pour une visite symbolique de quelques heures, dans l'espoir de désamorcer la crise avec la Russie.

13h07 - Tirs de semonce en direction de soldats ukrainiens

Les forces russes qui encerclent la base aérienne ukrainienne de Belbek, près de Sébastopol en Crimée, ont tiré des coups de semonce en direction d'un groupe de 300 militaires ukrainiens qui étaient en train de s'approcher de l'aéroport vers 9h (7h GMT), a déclaré par téléphone Oleksiï Khramov, un officier de la base. "Ils ont tiré plusieurs coups en l'air et ont dit qu'ils ouvriraient le feu s'ils continuaient de s'approcher", a-t-il dit.

13h02 - "Toujours des soldats russes en Crimée"

Contrairement à ce qu'affirme Vladimir Poutine, "il y a toujours des soldats russes", indique notre envoyé spécial Patrick Sauce en Crimée. Les soldats présents sur la base militaire de Belbeck, où il se trouve, n'ont "toujours pas d'insigne sur leur uniforme, mais les plaques d'immatriculation sur les camions, les transports de troupes nous prouvent bien qu'il s'agit de soldats russes".

12h57 - Lavrov: les menaces de sanctions ne changeront pas la position russe sur l'Ukraine

Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, a qualifié ces sanctions de "contre-productives". "Notre position est honnête et comme elle est honnête on n'en changera pas (...). Nous avons toujours été opposés aux politiques de sanctions unilatérales. J'espère que nos partenaires vont comprendre le caractère contre-productif de telles actions", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

12h50 - "Des sanctions internationales contre la Russie seraient nuisibles", a affirmé Poutine

"Des sanctions internationales contre la Russie seraient contre-productives et nuisibles", a estimé le président russe, peu avant la fin de sa conférence de presse. Il a également jugé qu'il serait "cynique" que de boycotter les Jeux paralympiques, qui se tiendront à Sotchi à partir du 7 mars.

12h25 - Poutine nie que des forces russes encerclent les bases ukrainiennes en Crimée

Interrogé lors d'une rencontre avec la presse par un journaliste lui demandant si des forces russes opéraient en Crimée, Vladimir Poutine a répondu: "non, elle ne participent pas. Ce sont des forces locales d'auto-défense" qui bloquent les bases ukrainiennes en Crimée, a-t-il dit.

12h15 - "Ianoukovitch n'a pas d'avenir politique", selon Poutine

Le président russe a affirmé que le président déchu ukrainien Viktor Ianoukovitch, réfugié en Russie, n'a "pas d'avenir politique".
"Il risquait la mort", a assuré Vladimir Poutine, expliquant qu'il l'a aidé pour des raisons humanitaires.

12h10 - Toute décision d'employer les forces armées russes en Ukraine sera "légitime", dit Poutine

Toute décision d'employer les forces armées russes en Ukraine sera "légitime", a déclaré le président russe lors de la rencontre avec des journalistes dans sa résidence en banlieue de Moscou.

"Si nous prenons la décision d'utiliser les forces armées en Ukraine, elle sera tout à fait légitime", a-t-il déclaré. "Nous avons une demande du président légitime", a-t-il ajouté.

12h05 - L'envoi de troupes russes en Ukraine "pas nécessaire pour le moment", estime Poutine

"En ce qui concerne l'envoi de troupes, ce n'est pas nécessaire pour le moment. Mais cette possibilité existe", a déclaré Vladimir Poutine, ajoutant que la Russie se réservait le droit de recourir à "tous les moyens" pour protéger ses citoyens dans cette ancienne république soviétique.

11h55 - "Ianoukovitch reste le président de l'Ukraine" assure Poutine

"D'un point de juridique, Viktor Ianoukovitch reste la président de l'Ukraine", a déclaré le président russe lors de sa rencontre avec la presse.

11h35 - Poutine dénonce "un coup d’état anticonstitutionnel"

Le président russe Vladimir Poutine s'est expliqué sur la situation en Ukraine et sur l'intervention russe en Crimée, lors d'une rencontre avec des journalistes depuis sa résidence dans la banlieue de Moscou.

Il a estimé que le nouveau gouvernement était "un coup d’état anticonstitutionnel", dénonçant "une prise de pouvoir par les armes". Concernant l'envoi de troupes en Crimée, le chef d'Etat russe a préféré parler de "renforcement". Et de rappeler, qu'il avait ordonné lundi leur renvoi.

Par ailleurs, une campagne d'aide humanitaire va être lancée en Crimée, a annoncé le président russe.

11h30 - Gazprom mettra fin dès avril à la baisse du prix du gaz vendu à l'Ukraine

Gazprom a décidé de mettre fin à partir du mois d'avril à la baisse du prix du gaz vendu à l'Ukraine, accordée en décembre dans le cadre d'un plan de sauvetage de cette ex-république soviétique, a annoncé mardi le patron du géant russe, Alexeï Miller.

"Etant donné que l'Ukraine ne remplit pas ses obligations, ne remplit pas les accords sur l'octroi d'un rabais signés comme avenant au contrat, Gazprom a décidé de ne pas prolonger la durée de ce rabais, et ce dès le mois prochain", a déclaré Alexeï Miller, cité par les agences russes, suggérant par ailleurs d'accorder entre 2 et 3 milliards de dollars à Kiev pour régler sa dette gazière.

11h - Le Premier ministre ukrainien rencontrera les chefs de l'UE jeudi à Bruxelles

Arseni Iatseniouk, le Premier ministre urkainien, rencontrera les dirigeants de l'Union européenne jeudi à Bruxelles, a annoncé mardi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

"Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE s'entretiendront de la situation en Ukraine avec le Premier ministre Iatseniouk à Bruxelles jeudi avant leur sommet extraordinaire", a indiqué Van Rompuy sur son compte Twitter.

EU HoSG will discuss situation in #Ukraine with PM Yatsenyuk in Brussels Thursday prior to extraordinary summit #euco @Yatsenyuk_AP
— Herman Van Rompuy (@euHvR) 4 Mars 2014

10h35 - Pas de solution en vue après un entretien entre les ministres allemand et russe

Un entretien "long et difficile" avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov n'a pas permis de dire qu'une solution à la crise ukrainienne est en vue, a dit à la presse à Genève le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier.

"J'ai eu un entretien difficile, long et très sérieux mais il n'a pas été suffisant pour dire qu'une solution est en vue", a affirmé mardi le ministre allemand après sa rencontre lundi soir avec Lavrov. "Je ne peux pas lancer un signal pour dire que nous sommes en bonne voie de trouver une solution et que l'Ukraine et la Russie vont se parler".

10h15 - Boycotter le Mondial de foot de 2018 en Russie, propose Cohn-Bendit

L'eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit a suggéré de menacer Vladimir Poutine de boycotter la coupe du monde de Football dans son pays en 2018. "Il faut une réponse, la plus mauvaise, c'est de ne rien faire", a assuré le responsable sur France Inter.

"Il y a une chose qui peut toucher profondément Poutine: dire que les Européens et tous ceux qu'on pourra entraîner n'iront pas à la coupe du monde dans quatre ans s'il n'arrête pas". "Vous l'avez vu à Sotchi? Il pérorait!", a-t-il poursuivi. "Si on lui dit: mon pote, si tu continues comme ça, tu seras seul dans tes stades et une Coupe du monde sans les Européens...". "Il faut l'isoler", a insisté l'élu allemand, "politiquement, humainement".

10h - "Nous serons contraints d'utiliser d'autres devises", prédit un conseiller du Kremlin

"Nous serons contraints d'utiliser d'autres devises, de créer notre propre système de règlement. Nous avons de merveilleuses relations économiques et commerciales avec nos partenaires à l'Est et dans le Sud", a expliqué Sergueï Glaziev, un conseiller du Kremlin.

"Si des sanctions sont prises contre les structures étatiques, nous serons contraints de reconnaître notre incapacité à rembourser les crédits accordés aux structures russes par les banques américaines", a-t-il aussi averti.

"Car les sanctions sont une arme à double tranchant, et si les Etats-Unis gèlent nos actifs, alors le passif de nos organisations en dollars sera aussi gelé. Cela signifie que nos banques et nos entreprises ne pourront rembourser les prêts à nos partenaires américains", a-t-il poursuivi.

09h25 - Attention au krach financier américain, avertit un conseiller du Kremlin

La Russie réduira "à zéro" sa dépendance économique vis-à-vis des Etats-Unis si Washington impose des sanctions à son égard en raison de la situation en Ukraine, ce qui mènera au "krach" du système financier américain, a averti mardi un conseiller du Kremlin.

"Nous trouverons un moyen non seulement de réduire notre dépendance financière des Etats-Unis, mais nous tirerons de ces sanctions un gros profit", a déclaré Sergueï Glaziev à l'agence publique Ria Novosti. "Les tentatives de prendre des sanctions contre la Russie mèneront au krach du système financier américain et à la fin de la domination des Etats-Unis dans le système financier mondial", a-t-il ajouté.

09h20 - José Bové plaide pour un gel par l'UE des visas des responsables russes

José Bové, tête de liste Europe Écologie-Les Verts dans le Sud-Ouest pour les élections européennes, a prôné le gel des visas européens des "oligarques" et des "responsables russes" comme moyen de pression symbolique contre la Russie dans le dossier ukrainien.

L'Union européenne (UE) "peut prendre un certain nombre de sanctions au niveau commercial. La Russie a énormément besoin de l'Europe. On pourrait par exemple déjà geler toutes les ventes d'armes. Ce devrait déjà être fait et annoncé", a également estimé José Bové sur France 2.

08h45 - Une équipe du FMI doit arriver à Kiev

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) doit de son côté arriver dans la capitale ukrainienne pour discuter d'un plan d'aide avec les nouvelles autorités, qui ont requis l'assistance financière de l'institution.

07h55 - Poutine ordonne aux forces en exercice de rentrer dans leurs bases

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné aux troupes russes qui effectuaient des exercices militaires inopinés depuis mercredi de rentrer dans leurs bases, a annoncé mardi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Poutine avait ordonné mercredi une inspection surprise des troupes des districts militaires de l'Ouest, non loin de l'Ukraine, et du Centre, pour vérifier leur aptitude au combat. Cette opération devait durer jusqu'au 3 mars et mobiliser 150.000 soldats.

07h45 - La Bourse de Moscou en hausse après son plongeon de la veille

La Bourse de Moscou était en hausse de plus de 3% ce matin, après son plongeon de plus de 10% la veille. Une chute provoquée par la panique des investisseurs face aux conséquences de l'intervention russe en Ukraine pour l'économie russe.

07h15 - Séance houleuse au Conseil de sécurité de l'ONU

Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch a demandé à Vladimir Poutine une aide militaire "pour défendre la population ukrainienne", a assuré lundi l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine.

Il s'exprimait lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur la crise en Ukraine qui a tourné une nouvelle fois au dialogue de sourds entre Moscou et les Occidentaux. Tchourkine a cité un "message" au président russe dans lequel Ianoukovitch affirme que "l'Ukraine est au bord de la guerre civile à la suite des événements intervenus à Kiev".

07h - Ultimatum russe à l'Ukraine: "un délire total" pour Moscou

Signe de la guerre des nerfs qui oppose l'Ukraine et la Russie, un responsable du ministère ukrainien de la Défense a fait état lundi d'un nouvel ultimatum enjoignant les militaires ukrainiens à se rendre mardi, sous peine d'être attaqués.

"L'ultimatum est le suivant: reconnaître les nouvelles autorités (pro-russes) en Crimée, déposer les armes et s'en aller, ou être prêt à subir un assaut", a dit Vladislav Seleznev, porte-parole régional du ministère ukrainien de la Défense à Simféropol, la capitale de ce territoire du sud du pays.

Une information aussitôt démentie à Moscou comme "un délire total", le président du Parlement russe avançant que la Russie n'avait pas encore besoin d'utiliser son "droit" à lancer une opération militaire en Ukraine.

06h45 - Suspension des liens militaires entre Washington et Moscou

Dans la nuit de lundi à mardi, les Etats-Unis ont "suspendu tous les liens militaires" entre Washington et Moscou à la suite de l'intervention russe en Crimée, a annoncé lundi le Pentagone, après que la Maison Blanche eut brandi plus tôt dans la journée la menace de sanctions diplomatiques mais aussi économiques.

"Le message que nous faisons passer aux Russes est que s'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie", avait prévenu lundi le président américain Barack Obama.

|||>> L'ESSENTIEL

• Des milliers de soldats russes en Crimée

• Suspension des liens militaires entre Washington et Moscou

• Réunion de chefs d'Etat de l'UE jeudi à Bruxelles

• Rumeurs autour d'un ultimatum russe sur Kiev

M. G. et V. R. avec AFP