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Ukraine: revivez la journée du lundi 3 mars

Des soldats ukrainiens devant une base militaire criméenne, à Bakhchisaray, le 3 mars 2014.

Des soldats ukrainiens devant une base militaire criméenne, à Bakhchisaray, le 3 mars 2014. - -

Alors que l'Ukraine accuse Poutine de lui "déclarer la guerre", le président russe a accepté dimanche soir une proposition d'Angela Merkel sur la création d'un "groupe de contact" pour entamer "un dialogue politique".

Vers une sortie de crise ou "une déclaration de guerre"? Au lendemain d'un week-end chargé en tractations diplomatiques, la situation en Ukraine, écartelée entre pro-Russes et pro-Européens, est désormais plus qu'incertaine. Kiev s'est déclarée dimanche "au bord de la catastrophe" après que Poutine a obtenu du Sénat russe l'autorisation d'envoyer des troupes en Ukraine.

Une démonstration de force que les pays occidentaux ont rapidement pris très au sérieux, cherchant une issue à l'un des plus graves conflits avec Moscou depuis la guerre froide. Dans la soirée, Angela Merkel a fait savoir que le président russe acceptait sa proposition sur la création d'un "groupe de contact" pour entamer "un dialogue politique" sur l'Ukraine.

>> Ce live est désormais clos. Retrouvez ici la synthèse des événements de ce lundi.

20h30 - La Russie "du mauvais côté de l'histoire" pour Obama

Le président américain, qui s'exprimait depuis la Maison-Blanche, a affirmé que la Russie était "du mauvais côté de l'Histoire" en Ukraine, et assuré que la communauté internationale était unie pour rejeter l'intervention de Moscou chez son voisin.

20h25 - L'Otan se réunit une nouvelle fois mardi

L'Otan tiendra mardi une nouvelle réunion de crise sur la situation en Ukraine à la demande de la Pologne, qui estimait que sa sécurité était menacée, a annoncé son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen. Il s'agira de la deuxième en trois jours, l'Otan s'étant déjà réuni sur la question dimanche.

20h05 - Hollande ira à Bruxelles jeudi

Selon nos informations, le président de la République François Hollande sera bien présent au Sommet extraordinaire de l'UE jeudi, qui rassemblera chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne au sujet de la crise ukrainienne et des actions de la Russie.

"Le Président de la République se rendra à Bruxelles jeudi, il a souhaité que le Sommet se tienne vu la gravité de la situation", a-t-on expliqué à l'Elysée.

Par ailleurs, le président français s'est entretenu avec le Premier ministre britannique David Cameron sur l'Ukraine.

20h00 - Le président ukrainien prie la Russie de cesser ses actions

Le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov, a déclaré lundi que la présence militaire russe continuait de s'accroître en Crimée et il a exhorté Moscou à mettre un terme à son "agression". Selon lui, même si la situation est "difficile" dans certaines régions du sud et de l'est du pays, les autorités ukrainiennes gardent cependant le contrôle de la situation.

"J'en appelle aux dirigeants russes - cessez les actions provocatrices, l'agression, la piraterie. C'est un crime et vous devrez en répondre", a lancé le président ukrainien.

19h55 - Quelle est la stratégie de la Russie?

En ordonnant à ses troupes d'investir la Crimée, Vladimir Poutine s'est attiré les foudres et les menaces de la plupart des dirigeants occidentaux. Mais pour Moscou, il s'agit de ne pas perdre le contrôle sur l'Ukraine, désormais dans le giron des pro-Européens depuis la chute, il y a dix jours, du président Viktor Ianoukovitch. Décryptage de la stratégie de Poutine sur BFMTV.com.

19h45 - Washington réfléchit à un "large éventail de sanctions"

Les Etats-Unis ont un large éventail de sanctions disponibles contre la Russie qu'ils sont en train de préparer en cas d'aggravation des tensions en Ukraine, a déclaré lundi le département d'Etat.

"A ce stade, nous ne sommes pas seulement en train d'examiner les sanctions, étant donné les actions entreprises par la Russie, il est probable que nous les mettrons en place et c'est ce que nous préparons", a dit la porte-parole du département d'Etat Jen Psaki. "Nous avons un large éventail de sanctions disponibles."

19h30 - Lavrov dénonce les "menaces" de l'UE

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé les menaces de "sanctions" et de "boycottage" suite à l'action de la Russie en Ukraine, les Occidentaux envisageant notamment de priver Moscou de son siège au G8.

"Ceux qui essaient d'interpréter la situation comme une agression et menacent de sanctions et de boycottage sont les mêmes qui ont systématiquement encouragé le déni du dialogue et ont finalement encouragé la polarisation de la communauté ukrainienne", a déclaré Sergueï Lavrov lundi à Genève. Mardi, il doit rencontrer la représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, à Madrid.

19h20 - Les Etats-Unis inquiets du possible ultimatum russe

Les Etats-Unis ont prévenu lundi que tout ultimatum lancé par la Russie à l'Ukraine à propos de la Crimée constituerait une "escalade dangereuse" dans cette crise internationale. "Si [cet ultimatum] était vrai, cela serait une escalade dangereuse de la situation", a commenté la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki.

19h10 - Un sommet extraordinaire de l'UE jeudi

Un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se tiendra jeudi à Bruxelles sur la crise en Ukraine, a annoncé lundi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

A ce sommet, qui débutera à 11h30 (10h30 GMT) et se terminera vers 15 heures, les dirigeants "discuteront des derniers développements en Ukraine et des moyens pour faire baisser la tension", a indiqué Herman Van Rompuy.

Extraordinary summit of EU Presidents & Prime Ministers called for Thursday to help de-escalate situation in #Ukraine http://t.co/Zklvk5KPEL
— Herman Van Rompuy (@euHvR) 3 Mars 2014

19h00 - La Russie va-t-elle couper le gaz?

Les relations russo-occidentales sont mises sous tension par la crise politique en Ukraine. S'il n'est pas dans l'intérêt de la Russie de couper le robinet du gaz, elle pourrait néanmoins faire du chantage à l'énergie. Les explications sur BFMBusiness.com.

18h40 - Comment faire reculer Vladimir Poutine?

Si l'Occident semble démuni face au débarquement des troupes russes en Crimée, des moyens de pression existent pourtant, pour tenter d'influencer la position russe. Il est plus difficile en revanche d'en évaluer la portée réelle. Revue de détail des différents moyens pour faire reculer Vladimir Poutine avec Tatiana Kastouéva-Jean, chercheuse à l'Ifri, sur BFMTV.com.
Si l'Occident semble démuni face au débarquement des troupes russes en Crimée, des moyens de pression existent pourtant, pour tenter d'influencer la position russe. Plus difficile est en revanche d'en évaluer la portée réelle.

18h30 - La Russie amorce un premier recul

La flotte russe en Mer Noire nie avoir l'intention d'attaquer les forces ukrainiennes, comme l'affirmait un peu plus tôt le ministre de la Défense ukrainien à l'agence Interfax.

18h00 - Hollande presse la Russie d'accepter une solution

Le président François Hollande a souligné "la nécessité pour la Russie d'accepter une solution de sortie de crise, conforme au droit international" en Ukraine, lors d'un entretien téléphonique lundi avec son homologue polonais Bronislaw Komorowski.

François Hollande, qui a souligné "l'importance d'une position unie des Européens", a rappelé les principes devant guider cette solution: "Le respect de l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine; la reconnaissance de la diversité ethnique, linguistique et culturelle de la population ukrainienne; la préservation de la paix et de la sécurité sur l'ensemble du territoire; et l'organisation de l'élection présidentielle de manière transparente et incontestable", selon un communiqué de l'Elysée.

17h55 - Comment la crise ukrainienne plombe l'économie russe

A Moscou, les marchés financiers sont extrêmement tendus et le rouble chute à des niveaux sans précédent, ce lundi. La crise ukrainienne va affecter largement l'économie russe, et dans cette ambiance de guerre froide, les bourses européennes dévissent aussi. Les explications de BFMBusiness.com.

17h45 - L'UE "très inquiète" va faire preuve de "fermeté"

"Tous les ministres des Affaires étrangères réunis ce lundi à Bruxelles ont considéré qu'il s'agissait probablement de la plus grave crise depuis vingt ans. C'est le sentiment d'une très grande inquiétude", a témoigné le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, au sortir d'une réunion en urgence à Bruxelles.

"En ce qui concerne nos relations avec la Russie, s'il n'y a pas dans les heures qui viennent de 'désescalade', nous déciderons de mesures très concrètes comme l'interruption de toute discussion sur les visas, ou encore sur un accord économique. Concrètement, les ponts seront coupés sur beaucoup de sujets", a averti Laurent Fabius, qui a insisté à plusieurs reprises sur la "fermeté" affichée et manifeste de l'UE.

Enfin, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que ses homologues et lui souhaitaient la tenue très prochaine d'un sommet européen "avec les chefs d'Etat et de gouvernement".

17h40 - Pas encore d'assaut à l'aéroport de Belbek

Notre envoyé spécial en Ukraine, Patrick Sauce, vient de revenir de l'aéroport militaire de Belbek, en Crimée. Il témoigne. "C'est un lieu stratégique encerclé par les militaires russes depuis plusieurs heures. Là aussi, un ultimatum avait été lancé jusqu'à 16 heures cet après-midi pour que les derniers soldats ukrainiens se rendent. Pour l'instant, il n'y a toujours pas eu d'assaut, on devrait rester sur cette base neutralisée."

17h15 - Réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira une nouvelle fois lundi après-midi à New York à propos de la crise en Ukraine et en Crimée, a annoncé la présidence luxembourgeoise du Conseil. Cette réunion publique a été convoquée pour 15h30 (20h30 GMT) à la demande de la Russie, ont indiqué des diplomates.

17h00 - La flotte russe lance un ultimatum

La flotte russe lance un ultimatum aux forces ukrainiennes en Crimée, les sommant de se rendre avant 3 heures GMT (4 heures du matin heure française), sans quoi elles "affronteront une tempête", selon une source proche du ministère ukrainien de la Défense, citée par l'agence russe Interfax.

Dans le même temps, le président de la chambre basse du Parlement russe (Douma), Sergueï Narychkine, a tenu un discours apparement contradictoire avec cet ultimatum. Il a estimé qu'une intervention de l'armée russe en Ukraine n'était "pas nécessaire pour le moment".

"La décision prise par le Conseil de la Fédération nous donne ce droit, et nous pouvons l'utiliser si nécessaire, mais ce n'est pas nécessaire pour le moment", a déclaré Sergueï Narychkine, cité par les agences russes.

16h45 - Un pont pour relier la Crimée à la Russie?

En pleine crise sur l'Ukraine, la Russie vient d'annoncer le lancement d'un projet de construction d'un pont reliant son territoire à la Crimée, péninsule ukrainienne à majorité russophone. Les études techniques doivent être achevées d'ici novembre.

Le futur pont, d'une longueur de 4,2 km et d'une largeur de 22 mètres, sera doté de trottoirs, d'une autoroute et d'une ou deux voies ferrées. Vingt millions de personnes environ pourront l'emprunter chaque année. Le coût du projet est évalué à 24 milliards de roubles, soit 480 millions d'euros.

16h35 - Les Criméens veulent avoir un passeport russe

Beaucoup d'habitants de Crimée, région autonome d'Ukraine, voient la révolution comme une menace pour leur langue, le russe et leur héritage culturel. Ils voient avec bienveillance l'arrivée des soldats envoyés par Moscou. Lundi matin, dans la capitale, Simferopol, une petite foule se pressait déjà devant le consulat russe pour obtenir des passeports. Reportage de notre envoyé spécial, Patrick Sauce.

16h30 - Les marchés financiers inquiets de l'escalade militaire

La Bourse de Paris était en forte baisse lundi après-midi (-2,11%), plombée par la situation en Ukraine, mais limitait un peu ses pertes. Wall Street, elle, affichait une nette reculade lundi: le Dow Jones lâchait 0,74% et le Nasdaq 0,66%. Mais la plus forte baisse incombe à la Bourse de Moscou, qui a terminé en forte baisse. Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, ont clôturé respectivement en baisse de 10,79% et de 12,01%.

Les marchés sont plombés par la vague d'angoisse saisissant les marchés financiers mondiaux face à la menace d'une escalade des tensions armées entre la Russie et l'Ukraine. Cette escalade "provoque un mouvement défensif sur les marchés", résument les analystes chez Saxo Banque.

15h45 - Les soldats russes, nouveau spot pour touristes

Le journal anglophone Kyiv Post rapporte qu'en Crimée, certains habitants, loin de paniquer face à l'invasion militaire russe, en profitent pour se prendre en photo avec les soldats. Si certains restent stoïques face à l'objectif, d'autres prennent carrément la pose, visiblement ravis.

15h30 - La Lituanie s'inquiète de la stabilité dans la région

L'action de la Russie en Crimée pourrait se transformer en un "conflit latent", a averti la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, faisant allusion aux conflits sécessionnistes restés sans solution politique, notamment dans certains Etats de l'ex-URSS. Ainsi, l'action de la Russie en 2008 dans deux régions séparatistes de Géorgie, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, a débouché sur ce type de conflit latent.

La crise "peut avoir de graves conséquences pour la sécurité dans toute la région", a indiqué la présidente lituanienne, en estimant cependant que "la question des sanctions contre la Russie était prématurée".

15h15 - La Crimée veut se mettre à l'heure russe

Selon notre envoyé spécial en Ukraine, Patrick Sauce, le Premier ministre de Crimée voudrait passer à l'heure russe, soit deux heures de plus qu'en Ukraine. Un nouveau pas franchi pour cette république autonome, qui possède sa propre Constitution et son Parlement. Pour en savoir plus sur la Crimée, retrouvez les explications de BFMTV.com.

Après avoir créé une marine indépendante, le premier ministre de Crimée voudrait passer à l'heure russe: 2h de plus que l'Ukraine...
— Patrick Sauce (@SaucePatrick) 3 Mars 2014

15h10 - Le FMI se rend en Ukraine mardi

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) doit arriver mardi en Ukraine pour discuter d'un plan d'aide avec les nouvelles autorités qui ont requis l'assistance financière de l'institution.

La mission, qui devrait rester dans le pays jusqu'au 14 mars, "évaluera la situation économique actuelle" et "discutera des réformes qui pourraient servir de bases à un programme" d'aide, a indiqué le FMI.

15h00 - La Russie juge les menaces de Kerry "inadmissibles"

Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russes, a réagi aux menaces du secrétaire d'Etat américain John Kerry, les jugeant "inadmissibles".

La veille, John Kerry avait mis fermement en garde la Russie sur le risque de perdre sa place au sein du G8 si Moscou poursuit son incursion militaire en Crimée, dans le sud de l'Ukraine, et avait dénoncé cette "invasion".

14h55 - Harlem Désir condamne le comportement des Russes

La Russie doit "mettre fin aux opérations militaires en Crimée", estime le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, exprimant sa "solidarité" avec le peuple ukrainien qui doit "pouvoir vivre en paix avec ses voisins.

"La Russie doit revenir au respect du droit international et mettre fin aux opérations militaires en Crimée et accepter de travailler dans le cadre de la médiation proposée par les pays de l'Union européenne", a souligné Harlem Désir devant des journalistes. "C'est par le dialogue politique que doit être réglée la crise actuelle", a-t-il ajouté.

14h45 - Des manifestants pro-russes sonnent la charge

Quelque 300 manifestants pro-russes ont pris d'assaut l'administration régionale de Donestk, à l'est de l'Ukraine, fief du président déchu Viktor Ianoukovitch, a constaté une journaliste de l'AFP.

Après une manifestation ayant rassemblé entre 3.000 et 4.000 personnes brandissant des drapeaux russes et scandant "Russie, Russie!", un groupe de manifestants a brisé des vitres et pénétré dans le bâtiment dont ils occupent maintenant plusieurs étages.

13h50 - Medvedev réitère son soutien

Le Premier ministre russe a rappelé sur son compte Twitter que l'Ukraine demeurerait un "partenaire économique très important de la Russie". "Nous devons honorer nos engagements".

#Ukraine will always remain a very important economic partner for Russia. We must honour the obligations that were agreed to earlier
— Dmitry Medvedev (@MedvedevRussiaE) 3 Mars 2014

13h40 - La Bourse de Moscou s'enfonce

La Bourse de Moscou creusait nettement ses pertes lundi après-midi, les investisseurs paniquant face aux conséquences d'une possible intervention russe en Ukraine pour l'économie russe déjà chancelante.

Les deux indices de la place financière moscovite, le Micex et le RTS, ont plongé respectivement de 11,52% et 13,11% vers 12h30 GMT.

13h - Ban Ki-Moon appelle à faire "baisser la température"

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi à garantir l'indépendance de l'Ukraine et exhorté la Russie à s'abstenir de prendre des actions qui pourraient mener à une escalade de la crise.

"Il est essentiel de garantir le plein respect et la préservation de l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. La Russie doit s'abstenir de tout acte qui pourrait mener à une nouvelle escalade", a déclaré Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse à Genève. Il a également appelé à un "dialogue immédiat" entre les parties auxquelles il a demandé de faire "baisser la température".

12h40 - Les chefs d'Etat européens vont se réunir

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE allaient se réunir en sommet "très bientôt" sur la crise ukrainienne "pour définir une réponse commune et ferme". José Manuel Barroso n'a pas précisé de date mais cette réunion pourrait se tenir d'ici à la fin de la semaine, jeudi étant évoqué, selon une source diplomatique à Bruxelles.

Le président de la Commission a réitéré les "graves inquiétudes" de l'UE sur une situation "qui ne s'est pas améliorée" en Ukraine. "Il est important de montrer notre engagements en faveur de la souveraineté de l'Ukraine". Il a aussi rappelé que la Commission préparait un programme d'aide à l'Ukraine, en très grave difficulté économique et financière.

12h30 - Des militaires russes continuent d'affluer

Des militaires russes continuent de débarquer massivement en Crimée, en violation des accords internationaux, dénoncent les gardes-frontières ukrainiens. Par exemple, au cours des dernières 24 heures, dix hélicoptères de combat et huit avions de transport russes ont atterri en Crimée, sans que l'Ukraine ne soit prévenue.

12h - En Crimée, on fait la queue pour un passeport russe

A Simferopol, capitale de la Crimée, une petite foule s'est formée devant le consulat de Russie. Ces Ukrainiens cherchent à obtenir un passeport russe, a constaté notre envoyé spécial présent sur place, Patrick Sauce. Bien que russophones, ils n'ont pas la double nationalité.

Simferopol: devant le consulat, une petite foule cherche à obtenir un passeport russe. Pas de double nationalité ici. pic.twitter.com/TK8vVeUC8T
— Patrick Sauce (@SaucePatrick) 3 Mars 2014

11h40 - Lavrov dénonce les menaces de "sanctions" et de "boycottage"

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé lundi les menaces de "sanctions" et de "boycottage" alors que la Russie a été notamment fermement prévenue qu'elle pourrait perdre son siège à la table des grandes puissances, au sein du club du G8.

"Ceux qui essaient d'interpréter la situation comme une agression et menacent de sanctions et de boycottage sont les mêmes qui ont systématiquement encouragé le déni du dialogue et ont finalement encouragé la polarisation de la communauté ukrainienne", a déclaré Lavrov, lors de l'ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme.

11h35 - "L'Ukraine ne cédera jamais la Crimée", a déclaré le nouveau Premier ministre ukrainien

Arseni Iatseniouk, Premier ministre ukrainien, a déclaré que "l'Ukraine ne cédera jamais la Crimée", a rapporté l'agence russe Interfax.

11h30 - Lavrov accuse le nouveau gouvernement de s'attaquer aux minorités

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé lundi devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU le nouveau gouvernement ukrainien de vouloir s'en prendre aux minorités en Ukraine.

"Les radicaux continuent de contrôler les villes. Au lieu de ce qui a été promis, on a créé un gouvernement des vainqueurs, une décision a été prise dans la Rada pour diminuer les droits des minorités linguistiques. Il a été dit qu'il faut punir la langue russe, les vainqueurs ont l'intention d'utiliser les fruits de leurs victoires pour s'attaquer aux droits de l'Homme", a déclaré Lavrov, défendant la mise en place d'"unités d'autodéfense" pour "protéger les populations".

11h10 - La Russie a "déclaré la guerre" à l'Ukraine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, selon Timochenko

"Vladimir Poutine comprend bien qu'en nous déclarant la guerre, il la déclare aussi aux garants de notre sécurité, à savoir les Etats-Unis et la Grande-Bretagne", a déclaré l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko dans une adresse à la nation.

"Je ne crois pas que la Russie franchira cette ligne rouge. Si elle le fait, elle perdra", a souligné Timochenko.

10h55 - Fabius devrait s'exprimer sur l'Ukraine depuis Bruxelles

Selon nos informations, le ministre français des Affaires étrangères devrait s'exprimer à son arrivée à Bruxelles, où il doit notamment s'entretenir avec son homologue allemand avant la réunion extraordinaire des chefs de la diplomatie de l'UE.

Si le Quai d'Orsay insite sur la volonté de médiation et de dialogue avec la Russie pour enclencher une désescalade, il s'agit cependant de faire également preuve de fermeté face aux violations du droit international. L'Europe ne peut accepter l'éclatement de l'Ukraine.

Un éventuel boycott du G8 serait aussi à l'étude. Les 28 pays membres discuteront d'éventuelles sanctions avec la Russie.

10h30 - La situation en Ukraine est "la pire crise en Europe du XXIe siècle" selon Hague

"C'est difficile d'établir un classement mais c'est certainement la pire crise en Europe du XXIe siècle et elle va requérir tous nos efforts diplomatiques", a déclaré le chef de la diplomatie britannique William Hague, depuis Kiev, dans une interview à la BBC.

William Hague, qui a rencontré les nouvelles autorités ukrainiennes, a averti Moscou des "coûts importants" que l'intervention militaire en Crimée allait entraîner. Et d'ajouter "qu'il y a une grave menace sur la coopération au G8 dans les prochaines semaines et les prochains mois".

10h05 - La Russie ouvre une enquête criminelle sur le chef d'un parti d'extrême droite ukrainien

Des enquêteurs russes ont ouvert une enquête criminelle à l'encontre de l'Ukrainien Dmytro Yarosh, leader du parti d'extrême droite Praviy Sektor, a rapporté l'agence russe Interfax.

09h45 - Les Etats-Unis demandent l'envoi "immédiat" d'observateurs

Les Etats-Unis ont annoncé lundi qu'ils demandaient l'envoi "immédiat" en Ukraine d'observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Cette annonce a été faite lors d'une réunion spéciale de l'OSCE à Vienne. Une telle mission devra notamment tenter d'"assurer la protection des droits des minorités" et "veiller au respect de l'intégrité territoriale", a plaidé l'ambassadeur américain Daniel Baer. L'Otan avait demandé dès dimanche le déploiement d'observateurs internationaux en Ukraine pour résoudre la crise pacifiquement.

09h30 - Ban Ki-moon va rencontrer le chef de la diplomatie russe

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov vont avoir un "déjeuner de travail" à la mission russe a indiqué une porte-parole de l'ONU à Genève, Corinne Momal-Vanian.

Les deux hommes participent lundi matin à l'ouverture de la principale session annuelle du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève. Samedi, Ban Ki-moon avait appelé le président russe Vladimir Poutine pour lui demander "d'entamer d'urgence un dialogue direct avec les autorités de Kiev".

09h15 - Russie et la Chine constatent leur concordance de vues

Les chefs de la diplomatie russe et chinoise ont constaté lundi leur concordance de vues sur la situation en Ukraine lors d'une conversation téléphonique, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

Sergueï Lavrov et Wang Yi ont souligné "la large concordance de vues de la Russie et la Chine sur la situation dans ce pays et autour", selon un communiqué du ministère.

09h - L'acceptation par Moscou d'un "groupe de contact" serait une "avancée", selon Fabius

L'acceptation par le président russe Vladimir Poutine de la création d'un "groupe de contact" sur la crise en Ukraine, si elle se confirme, constituerait une "avancée", a estimé lundi sur RTL le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

"La Crimée de fait est sous contrôle russe", a aussi déclaré Laurent Fabius. "Clairement, s'installer dans un pays contrairement au droit international, c'est violer la loi internationale", a-t-il ajouté.

|||>> L'ESSENTIEL

• Moscou a envoyé des troupes en Ukraine

• Ferme mise en garde de la communauté internationale

• Les chefs d'Etats de l'UE se réunissent jeudi

M. G. et A. G. avec AFP